Les Nains
La Compagnie du Dragon Vert

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 Les Nains

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Jari
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MessageSujet: Les Nains   Ven 28 Sep 2007 - 16:03

Me rendant compte qu'il n'y avait pas de sujet sur les Nains ici (le comble^^), j'ai donc décidé d'en créer un.

Pour commencer, je poste ici (en trois temps car c'est long^^) une partie d'un essai de JRR Tolkien figurant dans le HoMe XII Les Peuples de la Terre du Milieu (partie II, Ecrits Tardifs), intitulé Des Nains et des Hommes. A noter qu'au début de l'essai il y a deux trois choses intéressantes sur Theoden et sur le Gondor^^.
L'essai comporte deux autres parties, une intitulée Les Atani et leurs langues, et l'autre Les Drúedain (Púkel-men) : je posterai ces parties-là dans les sujets concernant les peuples en question.
A noter que la traduction est signée Dior, et que vous pouvez retrouver l'intégralité de ce texte, avec les notes ICI.
A noter aussi que j'aurais pu poster ceci dans la partie langues, mais cela me paraissait revêtir un aspect un peu plus général.

Citation :
X. DES NAINS ET DES HOMMES


Ce long essai n’a pas de titre, mais mon père écrivit sur une page de garde :
    Un commentaire approfondi et historique de l’interrelation des langues dans Le Silmarillion et Le Seigneur des Anneaux, ayant pour origine un examen du livre de Mazarbul, mais tentant de clarifier et, là où c’est nécessaire, de corriger ou d'expliquer les références à des sujets tels que ceux dispersés dans Le Seigneur des Anneaux, en particulier dans l’Appendice F et dans les paroles de Faramir dans LRII.

"les paroles de Faramir" est une référence à la conclusion du chapitre La fenêtre de l'Ouest dans Les Deux Tours. À un synopsis grossier de l'essai, il donna le titre Des Nains et des Hommes, que j'ai adopté.
Le texte a été commencé à la main, mais après trois pages et demi, il devient tapuscrit sur le reste de sa longueur (28 pages en tout). Il fut écrit sur des papiers imprimés fournis par Allen and Unwin, dont la date la plus tardive est septembre 1969. Une partie du texte a été publiée dans Contes et Légendes inachevés, Partie Quatre, Section 1, Les Drúedain, mais il a autrement été très peu employé dans ce livre. Malheureusement la première page du texte est perdue (et était déjà manquante quand j’ai reçu les textes de mon père), et il commence au milieu d’une phrase, dans un passage traitant de la connaissance du parler commun.
En relation avec la première partie de l'essai, qui concerne les Nains Longues-barbes, j’ai pensé qu’il serait utile d'imprimer en premier ce qui est dit au sujet de la langue des Nains dans les deux principales sources antérieures. Ce qui suit se trouve dans le chapitre sur les Nains dans le Quenta Silmarillion tel que révisé et étendu en 1951(XI.205, §6) :
    La langue des pères des Nains, Aulë lui-même l'imagina pour eux, et leurs dialectes n'ont ainsi aucune parenté avec ceux des Quendi. Les Nains n'enseignent pas de bon cœur leur langue à ceux d'une race étrangère; et dans son utilisation, il l'avaient rendue rude et complexe, de telle sorte que parmi ceux, peu nombreux, qu'ils avaient accueillis en grande amitié, moins nombreux encore furent ceux qui l'apprirent correctement. Mais ils apprennent eux-mêmes rapidement les autres langues et, dans la conversation, ils utilisent autant que faire se peut le parler des Elfes et des Hommes avec lesquels ils traitent. Bien qu'en secret ils n'usent que de leur propre parler, et qu'il (est-il dit) n'évolue que lentement; de telle sorte que leurs royaumes et leurs maisons, longtemps séparés par une longue distance, peuvent aujourd'hui bien se comprendre les uns les autres. En des jours lointains, les Naugrim étaient établis dans maintes montagnes de la Terre du Milieu, et ils rencontrèrent là des Hommes mortels (disent-ils), bien avant que les Eldar ne les connussent; d'où le fait que nombre des langues des Orientaux montrent davantage de parenté avec le dialecte des Nains qu'avec les parlers des Elfes.
Le deuxième passage est extrait de l’Appendice F, Les Nains (avec lequel cf. la version originelle, p. 35, §15) :
    Mais au Troisième Âge, une étroite amitié liait encore en maints lieux les Hommes et les Nains; et il était dans la nature des Nains que, voyageant, travaillant et commerçant de par le monde, comme ils firent après la destruction de leurs antiques Demeures, ils adoptassent l’usage de la langue qui se parlait autour d’eux. Et cependant en grand secret (et un secret qu’à la différence des Elfes, ils ne révélaient pas volontiers, même à leurs amis), ils utilisaient leur propre parler étranger, peu modifié au cours des années; c’était une langue savante plutôt qu’une langue apprise dans la petite enfance, et ils en prenaient grand soin et en assuraient la garde comme d’un trésor qui leur aurait été légué du passé. Rares, ceux des autres races qui parvinrent à l’apprendre. Dans la présente Histoire, elle n’apparaît que dans les noms de lieux que Gimli révèle à ses compagnons; et dans le cri de guerre qu’il pousse lors du siège de Fort le Cor. Ces cris-là du moins n’étaient nullement secrets; et ils ont retenti sur bien des champs de bataille, depuis la jeunesse du monde. Baruk Khazâd ! Khazâd ai-mênu ! "Les Haches des Nains ! Les nains sont à tes trousses !"
    Pour ce qui est de Gimli lui-même, et de sa parenté, leurs noms sont d’origine septentrionale (des noms d’Hommes). Cependant, les Nains avaient aussi en propre des noms secrets, à usage "interne", leurs noms véritables, et qu’ils ne révélaient jamais à un individu d’une autre race. Poussant même les précautions jusqu’à ne point l’inscrire sur leurs tombes.
Suit à présent le texte de l’essai que j’ai appelé Des Nains et des Hommes :


...qu'en parlant avec d’autres de race et de langue différentes, la divergence pouvait être grande, et la communication imparfaite. Mais ce n'était pas toujours le cas : cela dépendait de l'histoire des peuples concernés et de leurs relations aux royaumes númenóréens. Par exemple, parmi les Rohirrim, il ne peut y en avoir eu que peu qui ne comprenaient pas le parler commun, et la plupart a dû être capable de le parler relativement bien. La maison royale, et sans aucun doute de nombreuses autres familles, le parlaient (et l'écrivaient) correctement et couramment. C'était en fait la langue maternelle du Roi Théoden : il était né au Gondor, et son père Thengel avait utilisé le parler commun dans sa propre maison même après son retour au Rohan. Les Eldar l'utilisaient avec le soin et l'habileté qu'ils appliquaient à tous les sujets linguistiques, et ayant une grande espérance de vie et une mémoire fidèle, ils tendaient en effet, en particulier en parlant de manière formelle ou de sujets importants, à utiliser un langage quelque peu archaïque.
Les Nains étaient à de nombreux égards un cas spécial. Ils avaient leur propre langue ancienne qu'ils estimaient fortement; et même lorsque, comme parmi les Nains Longues-barbes de l’ouest, elle avait cessé d'être leur langue maternelle et était devenue une "langue livresque", elle était préservée avec attention et apprise à tous leurs enfants à un âge précoce. Elle servait ainsi de lingua franca entre tous les Nains de toutes espèces; mais c'était également une langue écrite utilisée dans tous les récits importants et dans le domaine du savoir, et pour la relation de tous sujets non destinés à être lus par d’autres peuples. Ce khuzdul (comme ils l'appelaient), en partie à cause de leur nature secrète innée, et en partie à cause de sa difficulté inhérente, était rarement appris par ceux d'autres races.
Cependant, les Nains n'étaient pas d'habiles linguistes - ils étaient incapables de s'adapter à la plupart des problèmes - et parlaient avec un accent "nain" marqué. Ils n'avaient également jamais inventé aucune forme d'écriture alphabétique. Cependant, ils reconnurent rapidement l'utilité des systèmes elfes, lorsqu'ils devinrent enfin suffisamment amis avec certains des Eldar pour les apprendre. Ceci se produisit principalement durant l'association étroite entre Eregion et la Moria durant le Second Âge. À présent, en Eregion, on connaissait et utilisait non seulement l'écriture fëanorienne, qui était devenue depuis longtemps un mode d'écriture généralement utilisé (avec diverses adaptations) par les gens "lettrés" en contact avec les établissements númenóréens, mais également l'antique alphabet "runique" de Daeron élaboré [> utilisé] par les Sindar. Ceci était sans aucun doute dû à l'influence de Celebrimbor, un Sinda qui prétendait descendre de Daeron. Néanmoins, même en Eregion, les runes étaient principalement un "sujet de savoir" et étaient rarement utilisées pour des questions informelles. Elles attirèrent cependant l'attention des Nains; car lorsque les Nains habitaient encore dans leurs propres demeures très peuplées, comme en Moria en particulier, et ne voyageaient que pour visiter leur propre parenté, ils n’avaient que peu d'échanges avec d'autres peuples, excepté leurs voisins immédiats, et n’avaient que peu besoin d'écrire; bien qu’ils fussent férus d'inscriptions, de toutes sortes, gravées dans la pierre. Pour de tels usages, les runes étaient pratiques, ayant originellement été conçues à cette fin.
Les Nains Longues-barbes adoptèrent dès lors les runes, et les modifièrent pour leurs propres usages (en particulier l'expression du khuzdul); et ils leur furent fidèles même tard dans le Troisième Âge, alors qu'elles étaient oubliées par tous, sauf par les savants des Elfes et des Hommes. En effet, il était généralement supposé par les ignorants qu'elles avaient été inventées par les Nains, et elles étaient largement connues comme les "lettres naines".
Ici, nous ne nous intéressons qu’au parler commun. À présent, le parler commun, quand écrit, avait été depuis ses origines exprimé dans l'écriture fëanorienne. Les Elfes descendants des Sindar n'utilisaient les runes de Daeron qu'occasionnellement et pour les inscriptions non écrites au moyen d'une plume ou d'un pinceau, et leur orthographe dépendait alors des usages déjà établis de l'écriture fëanorienne. Les Nains avaient originellement appris le parler commun aussi bien qu'ils le pouvaient en l'écoutant, et ils n'avaient pas d'occasion de l'écrire; mais au Troisième Âge, ils avaient été obligés d'apprendre à lire le parler commun tel qu'écrit, au cours de leur commerce et des autres échanges avec les Elfes et les Hommes, et beaucoup avaient trouvé pratique d'apprendre à l'écrire selon les coutumes alors générales de l'ouest. Mais ils ne le faisaient que dans leurs échanges avec d'autres peuples. Pour leurs propres usages (comme il a été dit), ils préféraient les runes et leur étaient fidèles.
Par conséquent, pour des documents tels que le Livre de Mazarbul - non "secret" mais destiné en premier à des Nains, et probablement destiné plus tard à pourvoir des chroniques en matière - ils utilisaient les runes. Mais l'orthographe était mélangée et irrégulière. En général et intentionnellement, il s’agissait d’une transcription de l'orthographe courante du parler commun en termes runiques; mais ceci était souvent "incorrect", à cause de la hâte et de la connaissance imparfaite des Nains; et c'était aussi mêlé à de nombreux cas de mots orthographiés phonétiquement (selon la prononciation des Nains) - par exemple, les lettres qui avaient, dans la prononciation familière de la fin du Troisième Âge, cessé d'avoir quelque fonction étaient parfois omises.
En préparant un échantillon du Livre de Mazarbul, et en réalisant trois pages déchirées et partiellement illisibles, j'ai suivi le principe général suivi tout du long : le parler commun devait être représenté par l'anglais d'aujourd'hui, littéraire ou familier selon le cas. En conséquent, le texte a été donné en anglais orthographié comme à présent, mais modifié comme il pourrait l'être par des scribes pressés dont la familiarité avec la forme écrite était imparfaite, et qui étaient aussi (sur les premières et troisièmes pages) en train de transcrire l'anglais dans un alphabet différent - un qui n'employait par exemple aucune lettre en plus d'une valeur distincte, de telle sorte que la distribution des k, cc, s anglais avait été réduite à ks; tandis que l'utilisation des lettres pour s et z était variable puisque l'anglais utilise le s fréquemment comme = z. En outre, étant donné que des documents de cette espèce montrent presque toujours l'utilisation de lettres ou de tournures qui sont particulières et n'apparaissent que rarement ou jamais ailleurs, quelques traits de la sorte ont également été introduits : comme les signes pour les paires de voyelles anglaises ea, oa, ou (indépendamment de leurs sons).
Tout cela est très bien, et donne peut-être une idée du type de texte que Gandalf était en train d'essayer de lire en grande hâte dans la Chambre de Mazarbul. Cela s’accorde aussi au traitement général des langues dans Le Seigneur des Anneaux : seuls les mots et les noms de cette période qui sont en langues elfes sont conservés dans ce qui est supposé être leur forme réelle. Aussi ce traitement a été imposé par le fait que, bien que le véritable parler commun ait été esquissé dans la structure et les éléments phonétiques, et un certain nombre de mots inventés, il a été presque impossible de traduire même de courts extraits dans sa véritable forme contemporaine, s'ils étaient représentés visiblement. Mais c'est bien sûr, en fait, une extension erronée du traitement linguistique général. C’est une chose que de représenter tout le dialogue de l'histoire dans des formes variées d'anglais : ceci doit être supposé être fait par "traduction" - du souvenir de sons non enregistrés, ou de documents perdus ou non imprimés, que cela soit affirmé ou non, toutes les fois que c'est fait dans toute narration traitant de temps passés ou de contrées étrangères. Mais c'est tout autre chose que de fournir des fac-similés visibles ou des représentations d'inscriptions ou de gravures supposées être de l'époque des événements de la narration.
Le véritable parallèle dans un tel cas est l'aperçu de quenya donné dans l'Adieu de Galadriel - soit dans une transcription dans notre alphabet (pour rendre le style de langage plus facilement apprécié) ou dans l'alphabet contemporain (comme dans The Road Goes Ever On) - suivi par une traduction. Étant donné que, comme noté, la production d'un texte dans le parler commun n'était pas possible, la seule procédure convenable était de fournir une traduction en anglais des mots lisibles présents sur les pages hâtivement examinées par Gandalf. Ceci a été fait dans le texte; et faute d'une construction du parler commun suffisante pour permettre au texte d'exister dans sa forme contemporaine, tout ceci peut légitimement être fait.
Une difficulté particulière est présentée par l'inscription sur la tombe de Balin. Ceci est efficace à son emplacement : donner une idée du style des Runes lorsque ciselées avec plus de soin pour une occasion solennelle, et fournir un aperçu d'une langue étrange; bien que tout ce qui est vraiment nécessaire pour le conte se trouve dans les six lignes en I.334 (avec la traduction de l'inscription dans des lettres plus grandes et plus grasses). La représentation de l'inscription a cependant abouti à quelques absurdités.

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Dernière édition par le Ven 28 Sep 2007 - 16:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les Nains   Ven 28 Sep 2007 - 16:06

Citation :
L'utilisation dans l'inscription des valeurs et des formes plus anciennes et plus "correctes" de l'Angerthas, et non de l'"usage d'Erebor" plus tardif, n'est pas absurde (bien que peut-être une élaboration non nécessaire); c'est en accord avec l'histoire des Runes telle qu'esquissée dans l'Appendice E. Les Runes plus anciennes seraient utilisées à une telle fin, étant donné qu'elles étaient utilisées dans la Moria avant la fuite des Nains, et apparaîtraient dans d'autres inscriptions de même sorte - et Balin revendiquait être le descendant et le successeur des anciens Seigneurs de la Moria. L'utilisation de la langue naine (khuzdul) est possible dans des inscriptions si courtes, étant donné que cette langue a été esquissée dans un certain détail de structure, même si avec un vocabulaire très restreint. Mais les noms Balin et Fundin sont absurdes dans un tel contexte. Les Nains, comme il est énoncé dans III.411, avaient des noms dans leur propre langue; ceux-ci, ils ne les utilisaient qu'entre eux (dans des occasions solennelles) et les gardaient strictement secrets des autres peuples, et ne les dévoilaient dès lors jamais dans des écrits ou des inscriptions destinés à ou pouvant être vus par des étrangers. Dans les temps ou les endroits où ils avaient des contacts, en commerce ou en amitié, avec leurs voisins, ils adoptaient des "noms extérieurs" par commodité. Ces noms, en forme, étaient généralement adaptés à la structure du parler commun [> la structure de la langue dont ils étaient dérivés]. Très fréquemment ils avaient des sens reconnaissables dans cette langue, ou étaient des noms courants dans celle-ci; parfois il s’agissait de noms [> courants dans celle-ci, étant des noms] utilisés par des Hommes voisins parmi lesquels ils demeuraient, et étaient dérivés de la langue humaine locale dans laquelle ils pouvaient avoir une signification encore connue, bien que ce ne fût pas souvent le cas [cette phrase barrée]. Si les noms adoptés qui avaient des significations étaient choisis parce que ces significations avaient une relation avec leurs noms "intérieurs" secrets ne peut être déterminé. Les noms adoptés pouvaient être et étaient parfois modifiés - habituellement en conséquence d'un événement, telle la migration soit des Nains soit de leurs amis qui les séparait.
Le cas des Nains de la Moria était un exemple d'adoption de noms des langues humaines du nord, et non du parler commun. Il aurait pu être mieux dans ce cas de les avoir donnés dans leur forme réelle. Mais en élaborant la théorie (nécessaire pour la diminution du poids de l'invention de noms dans différents styles de langue), selon laquelle les noms dérivés des langues et dialectes humains de l'ouest historiquement apparentés au parler commun devraient être représentés par des noms trouvés (ou faits d'éléments trouvés dans) des langues apparentées à l'anglais, les noms nains ont été pris du norrois : étant donné que la langue humaine de laquelle ils ont été adoptés était étroitement apparentée à la langue plus méridionale dont est dérivée la langue du Rohan (représentée par le vieil anglais, à cause de son plus grand archaïsme dans la forme comparé à ces éléments du parler commun dérivés des langues de la même famille). En conséquence, des noms tels que Balin, etc. ne seraient pas apparus dans quelque inscription contemporaine utilisant le khuzdul.


Relations des Nains Longues-barbes et des Hommes


Dans les traditions naines du Troisième Âge, les noms des endroits où chacun des Sept Pères s'était "éveillé" étaient remémorés; mais seuls deux d'entre eux étaient connus des Elfes et des Hommes de l'ouest : le plus occidental, le lieu de l'éveil des ancêtres des Barbes-de-feu et des Torses-larges; et celui de l'ancêtre des Longues-barbes, l'aîné de par la création et l'éveil. Le premier était situé dans le nord de l'Ered Lindon, le grand mur oriental du Beleriand, dont les Montagnes Bleues du Second Âge et des suivants étaient le vestige; le deuxième était situé au Mont Gundabad (à l'origine un nom khuzdul), qui était par conséquent révéré par les Nains, et son occupation au Troisième Âge par les Orks de Sauron était l'une des principales raisons de leur grande haine des Orks. Les deux autres lieux se trouvaient plus à l'est, à des distances aussi grandes ou plus que celle entre les Montagnes Bleues et Gundabad : le lever des Poings-de-fer et des Barbes-raides, et celui des Tresses-noires et des Pieds-de-pierre. Bien que ces quatre points fussent fort éloignés, les Nains des lignées différentes étaient en communication, et dans les premiers âges tenaient souvent des assemblées de délégués au Mont Gundabad. En périodes de grand besoin, même les plus distants enverraient de l'aide à quiconque de leur peuple; comme ce fut le cas lors de la grande Guerre contre les Orks (de 2793 à 2799 du Troisième Âge). Bien qu’ils fussent réticents à migrer et à établir des demeures permanentes loin de leurs habitations originelles, excepté sous une grande pression d'ennemis ou après une catastrophe telle que la ruine du Beleriand, ils étaient de grands voyageurs, endurcis et habiles à tracer des routes; aussi, toutes les lignées partageaient une langue commune.
Mais en des jours très éloignés, les Nains étaient secrets [barré : - et aucun plus que les Longues-barbes -] et avaient peu d'échanges avec les Elfes. Dans l'ouest à la fin du Premier Âge, les échanges des Nains de l'Ered Lindon avec le roi Thingol se terminèrent en désastre et par la ruine de Doriath, dont le souvenir empoisonnait encore les relations entre les Elfes et les Nains au cours des âges suivants. À cette époque, les migrations des Hommes à partir de l'est et du sud avaient amené des avant-gardes en Beleriand; mais ils n'étaient pas en grand nombre, bien que plus à l'est, en Eriador et en Rhovanion (en particulier dans les parties septentrionales), leurs parents dussent déjà avoir occupé la majeure partie de la région. Là les échanges entre les Hommes et les Longues-barbes avaient dû commencer tôt. Car les Longues-barbes, bien que les plus fiers des sept lignées, étaient aussi les plus sages et les plus clairvoyants. Les Hommes les considéraient avec un respect mêlé de crainte et étaient avides d'apprendre d'eux; et les Longues-barbes étaient très disposés à utiliser les Hommes pour leurs propres desseins. Ainsi, l'économie se développa dans ces régions, plus tard caractéristique des échanges entre les Nains et les Hommes (incluant les Hobbits) : les Hommes devinrent les principaux fournisseurs de nourriture, comme éleveurs, bergers, et cultivateurs, que les Nains échangeaient contre du travail comme constructeurs, traceurs de route, mineurs, et fabricants d’objets artisanaux, des outils utiles aux armes et à beaucoup d'autres choses très coûteuses et de grande finesse. Au grand profit des Nains. À ne pas compter qu'en heures de travail, bien que dans les temps anciens les Nains aient dû obtenir des biens qui étaient le produit d'un labeur plus grand et plus long que les choses ou services qu'ils donnaient en échange - avant que les Hommes ne devinssent plus sages et ne développassent leurs propres talents. Le principal avantage pour eux était leur liberté de procéder sans entraves à leur propre travail et de raffiner leurs arts, spécialement en métallurgie, jusqu'aux techniques merveilleuses que ceux-ci atteignirent avant le déclin et le dépérissement des Khazâd.
Ce système se développa lentement, et les Longues-barbes ne sentirent qu’après longtemps le besoin d'apprendre la langue de leurs voisins, et plus encore d'adopter des noms par lesquels ils pouvaient être connus individuellement par des "étrangers". Ce processus ne commença pas dans le commerce et l'échange, mais dans la guerre; car les Longues-barbes s'étaient étendus vers le sud dans les Vaux de l'Anduin et avaient établi leur principale "demeure" et forteresse dans la Moria; et aussi vers l'est jusqu’aux Monts de Fer, où les mines étaient leur principale source de minerai de fer. Ils considéraient les Monts de Fer, l'Ered Mithrin et les vaux orientaux des Monts Brumeux comme leur propre pays. Mais ils étaient soumis aux attaques des Orks de Morgoth. Pendant la Guerre des Joyaux et le siège d'Angband, lorsque Morgoth avait besoin de toute sa force, ces attaques cessèrent; mais lorsque Morgoth tomba et qu’Angband fut détruite, des troupes d'Orks fuirent vers l'est à la recherche de demeures. Ils étaient à présent sans maître et sans guidance générale, mais ils étaient bien armés et très nombreux, cruels, sauvages, et téméraires dans l'assaut. Lors des batailles qui suivirent, les Nains furent surpassés en nombre, et bien qu’ils fussent les guerriers les plus redoutables des Peuples Parlants, ils furent contents de conclure alliance avec les Hommes.
Les Hommes avec lesquels ils s’associèrent ainsi étaient pour la plupart apparentés par la race et la langue aux gens de la "Maison de Hador", grands et principalement blonds, les plus renommés et nombreux des Edain, qui étaient alliés aux Eldar durant la Guerre des Joyaux. Ces Hommes, semble-t-il, s'étaient dirigés vers l'ouest jusqu'à faire face à Vertbois-le-Grand, et s'étaient alors divisés : certains atteignant l'Anduin et, de là, remontant vers le nord par les Vaux; certains passant entre la lisière septentrionale du Bois et l'Ered Mithrin. Seule une petite partie de ce peuple, déjà très nombreux et divisé en de nombreuses tribus, était alors passée en Eriador et arrivée ainsi enfin en Beleriand. Il s'agissait d'un peuple courageux et loyal, au cœur pur, haïssant Morgoth et ses serviteurs; et au premier abord ils avaient considéré les Nains avec méfiance, craignant qu’ils ne fussent sous l'Ombre (comme ils disaient). Mais ils furent contents de l'alliance, car ils étaient plus vulnérables aux attaques des Orks : ils demeuraient principalement dans des fermes et des villages éparpillés, et s'ils se rassemblaient ensemble dans de petites villes, elles étaient pauvrement défendues, au mieux par des digues et des barrières en bois. Ils étaient également légèrement armés, principalement d'arcs, car ils avaient peu de métal et les forgerons parmi eux n'étaient pas très habiles. Les Nains remédièrent à ces choses en retour d'un grand service que les Hommes pouvaient leur offrir. Ils étaient dompteurs de bêtes et avaient appris à maîtriser les chevaux, et beaucoup étaient des cavaliers habiles et sans peur. Ceux-ci chevauchaient souvent au loin dans la campagne comme éclaireurs et surveillaient les mouvements de leurs ennemis; et si les Orks osaient se rassembler à découvert pour quelque grand raid, ils assemblaient une grande force d'archers montés pour les encercler et les détruire. De cette manière l'Alliance des Nains et des Hommes dans le nord en vint tôt dans le Second Âge à commander une grande force, rapide à l'attaque et vaillante et bien protégée en défense, et dans cette région, entre les Hommes et les Nains, grandirent respect et estime, et parfois une chaleureuse amitié.
Ce fut à cette époque, lorsque les Nains étaient associés avec les Hommes à la fois dans la guerre et dans l'ordonnancement des terres qu'ils avaient sécurisées, que les Longues-barbes adoptèrent la langue des Hommes pour communiquer avec eux. Ils n'étaient pas opposés à enseigner leur propre langue aux Hommes pour lesquels ils avaient une amitié particulière, mais les Hommes la trouvaient difficile et étaient lents à apprendre plus que des mots isolés, dont ils en adaptèrent et en intégrèrent beaucoup à leur propre langue. Mais sur un point, les Longues-barbes étaient aussi rigidement secrets que tous les autres Nains. Pour des raisons que ni les Hommes ni les Elfes ne comprirent jamais entièrement, ils ne révélèrent aucun nom personnel aux gens d'une autre espèce, ni plus tard, lorsqu'ils acquirent les arts de l’écriture, ils ne les laissèrent jamais graver ou écrire. Ils prirent dès lors d'autres noms par lesquels ils pouvaient être connus de leurs alliés, en des formes humaines. Cette coutume perdura parmi les Longues-barbes jusqu'au Quatrième Âge et au-delà du champ de ces histoires. Il semblerait que lorsqu’ils parlaient aux Hommes avec lesquels ils partageaient une étroite amitié, et discutaient ensemble des histoires et des souvenirs de leurs peuples, ils donnaient également des noms similaires aux Nains retenus dans leurs annales longtemps avant la rencontre des Nains et des Hommes. Mais de ces anciens temps, un seul nom était préservé au Troisième Âge : Durin, le nom qu'ils donnaient au prime ancêtre des Longues-barbes et par lequel il était connu des Elfes et des Hommes. (Il semble avoir été simplement un mot pour "roi" dans la langue des Hommes du Nord du Second Âge.) Les noms des Longues-barbes ne sont autrement pas connus dans les listes remontant à avant la ruine de la Moria (Khazad-Dûm), en 1980 du Troisième Âge; mais ils sont tous de la même espèce, sc. dans une langue humaine "morte" depuis longtemps.
Ceci peut seulement être expliqué en supposant que ces noms du début du Second Âge avaient été adoptés par les Nains, et préservés avec aussi peu de changements que leur propre langue, et continués à être donnés (et souvent répétés) depuis quelques quatre mille ans ou plus depuis que l'Alliance fut détruite par le pouvoir de Sauron ! De cette manière, ils devinrent bientôt pour les Hommes d'après des noms spécifiquement nains; et les Longues-barbes acquirent un lexique de noms traditionnels propres à eux-mêmes, tout en gardant leurs vrais noms "intérieurs" complètement secrets.

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MessageSujet: Re: Les Nains   Ven 28 Sep 2007 - 16:08

Citation :
Nombre de grands changements advinrent au fur et à mesure que le Second Âge avançait. Les premiers navires des Númenóréens apparurent au large des côtes de la Terre du Milieu vers 600 du Second Âge, mais aucune rumeur de ce fait très important n'atteignit le nord lointain. À la même époque, cependant, Sauron cessa de se dissimuler et se révéla sous une belle forme. Pendant longtemps, il prêta peu d'attention aux Nains et aux Hommes et s'efforça de gagner l'amitié et la confiance des Eldar. Mais lentement il revint de nouveau à son allégeance envers Morgoth et commença à chercher le pouvoir par la force, rassemblant et dirigeant à nouveau les Orks et d'autres choses maléfiques du Premier Âge, et construisant secrètement sa forteresse dans la région entourée de montagnes dans le sud qui fut connue par après sous le nom de Mordor. Le Second Âge avait seulement atteint la moitié de son cours (c. 1695 Second Âge) lorsqu'il envahit l'Eriador et détruisit l'Eregion, un petit royaume formé par les Eldar ayant migré depuis la ruine du Beleriand et qui avait également formé une alliance avec les Nains Longues-barbes de la Moria. Ceci marqua la fin de l'Alliance des Longues-barbes avec les Hommes du Nord. Car bien que la Moria restât inexpugnable durant de nombreux siècles, les Orks, renforcés et commandés par des serviteurs de Sauron, envahirent de nouveau les montagnes. Gundabad fut repris, l'Ered Mithrin infesté et les communications entre la Moria et les Monts de Fer interrompues pendant un temps. Les Hommes de l'Alliance furent impliqués dans la guerre, non seulement contre des Orks, mais aussi contre des Hommes étrangers et de type maléfique. Car Sauron avait acquis la domination sur de nombreuses tribus sauvages de l'est (jadis corrompues par Morgoth), et les poussait maintenant à chercher des terres et du butin dans l'ouest. Quand la tempête fut passée, les Hommes de l'ancienne Alliance étaient diminués et éparpillés, et ceux qui restèrent dans leurs anciennes régions étaient appauvris, et vivaient principalement dans des cavernes et en bordure de la Forêt.
Les savants elfes considéraient qu’en matière de langue, les changements dans le langage (comme dans tous les autres domaines de leurs vies) des Peuples Parlants étaient de loin plus lents durant les Jours Anciens que ce qu'ils devinrent plus tard. La langue des Eldar changea principalement délibérément; celle des Nains résista aux changements de par leur propre volonté; les nombreuses langues des Hommes changèrent de manière insouciante avec le passage rapide de leurs générations. Toute chose changeait sur Arda, même dans le Royaume Béni des Valar; mais là le changement était si lent qu'il ne pouvait être observé (sauf peut-être par les Valar) sur de grandes périodes de temps. Le changement dans la langue des Eldar aurait ainsi été arrêté en Valinor ; mais dans leurs premiers jours les Eldar continuaient à élargir et raffiner leur langue, et à la modifier, même dans la structure et les sons. Cependant, un tel changement, pour rester uniforme, requérait que les locuteurs restassent en communication. Ainsi arriva-t-il que les langues des Eldar qui restèrent en Terre du Milieu divergèrent tant de la langue des Hauts Eldar de Valinor qu'aucun ne pouvait être compris par les locuteurs de l'autre; car ils avaient été séparés pendant une grande durée, pendant laquelle même le sindarin, la mieux préservée d'entre elles en Terre du Milieu, avait été sujet aux changements insouciants dus aux années qui passent, changements que les Teleri étaient moins préoccupés à restreindre ou à diriger délibérément que les Ñoldor.

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MessageSujet: Re: Les Nains   Dim 23 Nov 2008 - 23:07

En terme de sources pures et dures, Tolkien c'est clairement inspiré de l'Edda pour donner des noms à ses Nains. En voici un extrait:

Chapitre 14 du Gylfaginning:
Citation :
Ensuite les dieux prirent place dans leur siège et se mirent à délibérer. Ils se remémorèrent la naissance des nains au profond de la terre, tels des vers dans la chair. Ce fut en effet dans la chair d'Ymir qu'à l'origine les nains prirent forme et vinrent à la vie: leur état était alors celui de vers, mais, sur la décision des dieux, ils reçurent intelligence et forme humaines, tout en continuant à habiter dans la terre et dans les pierres. Modsognir était le plus éminent d'entre eux et Durin venait en second. Voici ce qui est dit dans la Voluspa:

Toutes les puissances divines allèrent / sur les chaires de décision,
Les dieux très saints,
Et là ils examinèrent / qui créerait / les races des Nains
Du sang de Brimir / et des membres de Blain
Maintes formes humaines / ils firent là,
Des nains dans la terre / comme le dit Durin.

Voici les noms qu'elle donne:

Nyi, Nidi / Nordri, Surdri / Austri, Vestri,
Althiof, Dvalin / Nar, Nain / Niping, Dain,
Bifur, Bafur / Bombor, Nori / Ori, Onar,
Oin, Miodvitnir / Vig et Gandalf / Vindalf,Thorin,
Fili, Kili / Fundin, Vali / Thror, Throin,
Thekk, Lit, Vitr / Nyr, Nyrad / Rekk, Radsvid.

Les nains suivants habitent dans les pierres, mais les précédents résident dans la terre:

Draupnir, Dolgthvari / Haur, Hugstari
Hlediolf, Gloin / Dori, Ori,
Duf, Andvari / Heptifili,
Har, Sviar.
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Les Nains

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