Le don du nom chez les Noldor
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 Le don du nom chez les Noldor

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Jari
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MessageSujet: Le don du nom chez les Noldor   Ven 19 Jan 2007 - 12:39

Ceci est la traduction d'une partie de la section Lois et Coutumes parmi les Eldar, du HoMe X.


Du don du nom

    Telle est la manière dont le nom était donné aux enfants chez les Noldor. Peu de temps après la naissance, l'enfant recevait un nom. Le droit de concevoir ce premier nom appartenait au père, et c'était lui qui l'annonçait à la parentèle de l'enfant, des deux côtés. Ce nom était par conséquent appelé le patronyme, et il se plaçait en première position si d'autres noms étaient attribués ultérieurement. Il demeurait inchangé** car il ne relevait pas du choix de l'enfant. Mais chaque enfant chez les Noldor (ce en quoi, peut-être, ils différaient des autres Eldar) avait aussi le droit de s'attribuer lui-même un nom. La première cérémonie, l'annonce du patronyme, était appelée Essecarmë ou "conception du nom". Plus tard, il y avait une autre cérémonie appelée Eccesilmë ou "choix du nom". Elle prenait place à une date non fixée par rapport à l'Essecarmë, qui ne pouvait avoir lieu avant que l'enfant fût estimé prêt et capable de lámatyávë, comme les Noldor l'appellent, c'est-à-dire de plaisir individuel causé par les sonorités et les formes des mots. Les Noldor étaient parmi les Eldar les plus rapides à acquérir la maîtrise des mots; mais même chez eux, peu nombreux étaient ceux qui, avant au moins leur septième année, étaient devenus complètement conscients de leur propre lámatyávë individuel, ou qui avaient acquis la complète maîtrise de leur langue et de sa structure, leur permettant d'exprimer habilement leur tyávë dans ses limites. Par conséquent, l'Eccesilmë, l'objet de l'expression de cette caractéristique personnelle,*** avait généralement lieu lors ou à plus ou moins la fin de la dixième année.
    Dans les temps anciens, le "nom choisi", ou deuxième nom, était généralement originellement conçu, et bien que s'inscrivant dans la structure de la langue en vigueur, n'avait souvent pas de signification existante. Plus tard, quand il y eut une grande abondance de noms déjà existants, on obtenait plus souvent des noms connus. Mais même ainsi, des modifications pouvaient être apportées à l'ancien nom.
    Maintenant ces deux noms, le patronyme et le nom choisi, étaient les "vrais noms", non des surnoms; mais le patronyme était public, et le nom choisi privé, spécialement si utilisé seul. Privé, non pas secret. Les noms choisis étaient considérés par les Noldor comme leur propriété personnelle, comme leurs anneaux, leurs tasses, leurs couteaux, ou d'autres possessions qu'ils pouvaient prêter ou partager avec leurs parents et amis, mais qui ne pouvaient être prises sans autorisation. L'emploi du nom choisi, excepté par les membres de la même maison (parents, sœurs et frères) était un signe de très grande intimité et d'amour, quand il était permis. Il était donc présomptueux et insultant de l'utiliser sans permission.
    Cependant, comme les Eldar étaient par nature immortels en Arda, mais n'étaient d'aucune façon insensibles au changement, l'un d'entre eux pouvait désirer un nouveau nom après un certain temps.†† Il pouvait alors concevoir pour lui-même un nouveau nom choisi. Mais cela n'éliminait pas l'ancien nom, qui continuait à faire partie du "titre complet" de tout Noldo : la suite de tous les noms acquis au cours de la vie.
    Ces changements délibérés de noms choisis n'étaient pas fréquents. Il y avait une autre source de variété des noms portés par n'importe quel Elda, qui, à la lecture de leurs récits, peut nous paraître déroutante. Il s'agissait des Anessi : les noms donnés (ou ajoutés). Parmi eux, les plus importants étaient les matronymes. Les mères donnaient souvent à leurs enfants des noms de leur propre choix. Les plus remarquables d'entre eux étaient les "noms de vue", essi tercenyë, ou ceux "de prévue", apacenyë. A l'heure de la naissance, ou en d'autres occasions, la mère pouvait donner un nom à son enfant, illustrant quelque caractéristique dominante de sa nature telle que perçue par elle, ou quelque aperçu de sa destinée spécifique. Ces noms faisaient autorité, étaient considérés comme de vrais noms si solennellement donnés, et étaient publics et non privés s'ils étaient placés (comme cela arrivait parfois) immédiatement après le patronyme.
    Tous les autres noms donnés n'étaient pas de vrais noms, et pouvaient en effet ne pas être reconnus par la personne à laquelle ils s'appliquaient, sauf s'ils étaient effectivement adoptés ou auto-donnés. Les noms, ou surnoms, de cette espèce pouvaient être donnés par tout un chacun, et pas nécessairement par des membres de la même maison ou parenté, en mémoire de quelque fait, ou événement, ou en raison de quelque caractéristique physique ou spirituelle marquée. Ils faisaient rarement partie du "titre complet", mais quand c'était le cas, en raison d'un emploi répandu et de renom, ils figuraient en dernière position sous la forme : "appelé par certains Telcontar" (Grand-Pas); ou "parfois connu comme Mormacil" (Epée Noire).
    Les amilessi tercenyë, ou matronymes de prévue, étaient tenus en haute estime, et dans la vie de tous les jours, ils remplaçaient parfois, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de la famille, le patronyme et le nom choisi, bien que le patronyme (et le nom choisi, chez ceux des Eldar connaissant la coutume de l'Eccesilmë) restât toujours le vrai nom ou nom primaire, et une partie nécessaire du "titre complet". Les "noms de vue" étaient le plus souvent donnés dans les premiers temps des Eldar, et à cette époque ils étaient plus facilement utilisés publiquement, car il était encore alors de coutume que le patronyme d'un fils fût une modification du nom de son père (ainsi Finwë/Curufinwë) ou un dérivé (ainsi Finwion, "fils de Finwë"). Le patronyme d'une fille aurait de la même manière souvent dérivé du nom de sa mère.
    On peut trouver des exemples célèbres dans les récits anciens. Ainsi Finwë, premier seigneur des Noldor, nomma d'abord son fils aîné Finwion, et, plus tard, vu ses aptitudes, le renomma Curufinwë. Mais le nom de vue que lui donna à sa naissance Míriel, sa mère, était Fëanáro, "Esprit de feu"††† ; et il devint connu de tous sous ce nom, lequel est utilisé dans tous les récits. (On dit qu'il prit aussi ce nom comme nom choisi, en l'honneur de sa mère qu'il ne vit jamais.) Elwë, seigneur des Teleri, devint communément connu sous l'anessë ou nom donné Sindicollo "Manteau gris", et plus tard, en sindarin, on l'appela Elu Thingol. Thingol était en effet le nom que l'on utilisait le plus, bien que Elu Thingol ou Elu-thingol restât le titre correct dans son royaume.

    ** [Note de Tolkien] Excepté pour les changements d'ordre linguistique dus au passage des ans; car (comme il est dit ailleurs) même les langues eldarines étaient sujettes au changement.

    *** [Note de Tolkien] Ce lámatyávë était perçu comme une marque d'individualité, plus importante en effet que d'autres comme la stature, la couleur, ou les traits du visage.

    </sup></a>[/html] [Note de Tolkien] Ce sentiment n'avait donc rien à voir avec la "magie" ou avec des tabous, comme cela se rencontre parfois chez les Hommes.

    †† [Note de Tolkien] Les Eldar considèrent que, en dehors des cas de malchance et de destruction de leur corps, ils peuvent, au fil des ans, exercer et jouir de tous les dons de leur espèce, que ce soit du savoir-faire ou de la connaissance, bien qu'en ordre différent et selon divers degrés. Avec de tels changements d'état d'esprit, ou inwisti, leurs lámatyáver pouvaient aussi évoluer. Mais ces changements ou progressions étaient en fait le plus souvent le fait des neri, car les nissi, bien que plus rapidement matures, restaient plus constantes et désiraient moins le changement. [Selon les Eldar, la seule "caractéristique" d'une personne non sujette au changement était le sexe. Car ils considèrent que l'identité sexuelle n'appartient pas seulement au corps (hrondo) [> (hröa)] mais aussi à l'esprit (inno) [> (indo)], c'est-à-dire à la personne comme un tout. Ils appellent cette personne ou individualité essë ("nom"), mais aussi erdë, ou "singularité". Dès lors, ceux qui reviennent de Mandos, après la mort de leur premier corps, reviennent toujours sous le même nom et avec la même identité sexuelle.]

    ††† [Note de Tolkien] Alors que la forme Fëanor que ce nom prit plus tard dans la langue de Beleriand est plus souvent utilisée. [> (par après) Alors que la forme Fëanor, qui est plus souvent utilisée, était un mélange du Q[uenya] Fëanáro et du S[indarin] Faenor.]

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Zelphalya
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MessageSujet: Re: Le don du nom chez les Noldor   Mar 17 Avr 2007 - 18:49

Intégralité du texte traduit :
http://www.aratars.org/ftopic614.php

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