La pensée elfique
La Compagnie du Dragon Vert

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 La pensée elfique

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Alariel



Masculin Nombre de messages : 21
Age : 34
Date d'inscription : 28/04/2011

MessageSujet: La pensée elfique   Jeu 2 Juin 2011 - 18:11

Du point de vue tolkiennien, nous connaissons finalement assez peu les elfes comparativement à tous les récits que nous pouvons lire sur eux... Nous ne connaissons que les événements graves de leur histoire, les guerres, les trahisons et les quêtes, mais qu'en est-il de leur vie, naturelle et spontanée ?

L'étude de la langue elfique est cependant riche d'enseignement.
Le champ lexical de la lumière, qui est prodigieux, est en lui-même l'expression de la beauté et de la pureté de leur âme, de la noblesse de leur sentiment, de leur intégrité et de leur rayonnement.
Les elfes sont des âmes fières et battantes, et les expression du courage, de l'héroïsme et de l'inébranlabilité de leurs quêtes sont légions.
Le nom français unique coeur se traduit, en haut-elfique, en trois termes : le coeur en tant qu'organe de vie, le coeur en tant que maître et gardien du sentiment et de l'amour, le coeur en tant que centre des choses. C'est l'une des expressions les plus flagrantes de leur subtilité et de leur profondeur.

On peut penser, à opposer les elfes et les hommes, que les elfes sont l'intelligence du coeur tandis que les hommes expriment la raison de l'intellect. Quand un homme raisonnera son acte en terme de profit ou de rentabilité, l'elfe la pensera selon le respect de la vie et son devoir intuitif et profond.

J'ai cependant tendance à parler des elfes dans leur part féminine, dans la douceur et l'union des êtres, bien que celles-ci ne soient pas antagonistes à la quête nécessitant la force et l'ardeur. On pourra toutefois me compléter dans leur part plus masculine, dans leurs égarements teintés de colère, de résistance au changement, d'entêtement et de présomption d'eux-mêmes. Mais comme les Hommes, ce sont un peuple, et même, de nombreux peuples ! De la même manière que des hommes ressemblent à des elfes dans leur agissement, certains elfes auront pu ressembler à des hommes (bien que la comparaison soit insultante à leurs oreilles pointues).

Je voudrais vous partager quelques réflexions et poèmes qui me semblent représenter cette part de "l'elficité", que j'aime exprimer dans mes écrits... Je veux dire, des partages qui ne sont pas elfiques parce qu'ils reprennent des éléments de l'histoire des elfes ou des champs de leur vocabulaire, mais parce qu'ils sont conduits tels qu'on imagine qu'un elfe l'aurait exprimé...

Trop d'espoir, pas assez de mélancolie, me direz-vous peut-être ! Mais selon moi, la mélancolie elfique n'est qu'une apparence, car ils ne pourraient pas être les guerriers qu'ils sont sans être les porte-flambeaux de l'espoir.


Devises et proverbes

Aucun brouillard n'a jamais vaincu l'aurore

Il n'est de gracieuse elfine qui ne puisse surprendre

La force d'une épée n'est pas contenue dans la main qui la manie, mais dans le coeur qui l'illumine

Un coeur donné est toujours le plus radieux trésor d'une vie

Un vrai sourire conduit une étoile à naître

Jugement d'apparence est jugement de sot

Qui voit le coeur comprend toujours

La flamme est brûlante et ne laisse que des cendres, la nuit est sombre et ne laisse que de l'obscurité ; mais au printemps, les fleurs couvriront la terre dénudée, et à l'aurore, les rayons du matin illumineront le monde. La joie et la lumière sont l'équilibre des temps, et toujours, le plus doux instant à vivre est de se réveiller étreint par un soleil comme un sourire des cieux. Le coeur sait tout cela, c'est pourquoi la confiance et l'espoir sont issus de lui...


Chants et poèmes

La bénédiction de la Nature
Rayonne à soutenir sans fin
Toute la création si pure
Et tout ce qui fera demain

L'homme qui se croit séparé
Est comme une fourmi perdue
Qui ne peut plus se retrouver
Puisque son soutien n'est plus

La Nature est comme une enfant
Parce qu'elle n'oublie jamais de rire
Mais elle est mère tout autant
Nous embrassant de son sourire...


On ne connaît pas son destin
Mais on peut poursuivre nos rêves
On peut croire cheminer en vain
Mais on sait que l'astre se lève

Toujours, le printemps fleurira
Car l'hiver éternel est chimères
Toujours, l'espérance est pour toi
Car ton cœur est porteur de lumière

On peut ne pas croire au banal
Tant qu'on espère en l'impossible
Et suivre ce vœu sans mal
Si l'étoile éternelle est sa cible

La vie est le pont de tes songes
Étincelant de vérité
C'est pourquoi, laissant le mensonge
Ta vie est l'aurore exprimée


Il est malgré la nuit
Un chemin sans détours
Qui s'appelle la vie
Qui est le cœur du jour

Pour le suivre sans trêve
Il nous faut rassembler
Cette armée de nos rêves
Construisant l'aube aimée

Cette aurore où soudain
Nous verrons l'avenir
Tissant le lendemain
Au tissu du sourire...
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Elendil



Masculin Nombre de messages : 83
Age : 32
Date d'inscription : 27/04/2009

MessageSujet: Re: La pensée elfique   Dim 5 Juin 2011 - 11:02

Alariel a écrit:
Du point de vue tolkiennien, nous connaissons finalement assez peu les elfes comparativement à tous les récits que nous pouvons lire sur eux... Nous ne connaissons que les événements graves de leur histoire, les guerres, les trahisons et les quêtes, mais qu'en est-il de leur vie, naturelle et spontanée ?

Faux, nous connaissons une grande part de leurs coutumes, habitudes, opinions philosophiques et caractéristiques psychologiques, toutes choses qui ont été publiées dans les HoMe (t. 10-12) et dans certains numéros de Vinyar Tengwar. Je renvois par exemple aux Notes sur Óre

Alariel a écrit:
Le nom français unique coeur se traduit, en haut-elfique, en trois termes : le coeur en tant qu'organe de vie, le coeur en tant que maître et gardien du sentiment et de l'amour, le coeur en tant que centre des choses. C'est l'une des expressions les plus flagrantes de leur subtilité et de leur profondeur.

Cœur, esprit, conscience, moral, entendement, et on pourrait en rajouter. Le champ lexical français est naturellement plus riche que le quenya. Éventuellement, on pourrait considérer qu'étant donné le peu de vocabulaire connu (quelque milliers de mots), le fait de disposer d'autant de mots pour « cœur » témoigne de l'importance de cet ensemble de concepts pour les Elfes.

Alariel a écrit:
Trop d'espoir, pas assez de mélancolie, me direz-vous peut-être ! Mais selon moi, la mélancolie elfique n'est qu'une apparence, car ils ne pourraient pas être les guerriers qu'ils sont sans être les porte-flambeaux de l'espoir.

J'en doute. La forme de courage que Tolkien admirait le plus était justement le courage déployé en face d'une défaite inévitable et dans la connaissance froide et lucide de l'inévitabilité de la défaite. Je renvois autant aux réflexions de Tolkien sur la bataille de Maldon qu'aux réflexions d'Elrond et Galadriel sur la destruction de l'Anneau, qui provoquera le déclin des derniers Hauts-Elfes demeurant en Terre du Milieu.
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