Nandor du Royaume de Thranduil
La Compagnie du Dragon Vert

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 Nandor du Royaume de Thranduil

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Zelphalya
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MessageSujet: Nandor du Royaume de Thranduil   Mar 4 Mar 2008 - 11:34

Bon je n'ai pas encore de matière mais au moins maintenant que le sujet est lancé plus d'excuses Very Happy

A vos sources ! Wink

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Myosotis la Hobbite
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MessageSujet: Re: Nandor du Royaume de Thranduil   Mar 4 Mar 2008 - 13:52

Je n'ai pas trop le temps de faire des recherches, mais un petit point sur leur origine serait intéressant: ce sont des Teleri qui restèrent dans la vallée de l'Anduin, près des Monts Brumeux et n'allèrent donc jamais à Valinor.
Selon Christopher Tolkien, leur nom signifierait "Ceux qui font demi-tour": on peut peut-être voir une allusion à la racine Ndan- qui signifie retour.

Je copie en vrac un passage de The Book of Lost Tales (volume 1):

Citation :
Nandini: on an isolated paper that gives a list of the different clans of "fays" the Nandini are "fays of the valleys." QL gives a root NARA with derivatives nan(d) "woodland", nandin "dryad"; GL has nandir "fay of the country, Q. nandin', together with nand "field, acre" (plural nandin "country", nandor "farmer", etc.


traduction d'Adam Tolkien:

Nandini: sur une feuille isolée qui donne une liste des différents clans parmi les "esprits", les Nandini sont les "esprits des vallées". LQ donne une racine NARA avec les dérivés nan(d) "région boisée", nandin "nymphe des bois"; LG a nandir "esprit de la campagne, quenya nandin", groupé avec nand "champ, are" (pluriel nandin "campagne"), nandor "fermier", etc.

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The one thing I remember about Christmas was that my father used to take me out in a boat about ten miles offshore on Christmas Day, and I used to have to swim back. Extraordinary! It was a ritual. Mind you, that wasn't the hard part. The difficult bit was getting out of the sack.
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MessageSujet: Re: Nandor du Royaume de Thranduil   Mar 4 Mar 2008 - 18:38

Une recherche rapide pas encore achevée dans Bilbo. Je mets tout, j'ai pris large, ainsi on peut affiner ensuite suivant ce qui nous intéresse plus particulièrement.

Citation :
Bilbo le Hobbit - Chapitre 8
Tous regardèrent et, à une grande distance, ils crurent distinguer un clignotement rouge dans les ténèbres ; puis un autre, et un autre encore surgirent à côté. Même Bombur se leva, et ils se portèrent en avant sans se soucier que ce fussent des trolls ou des gobelins. La lumière était devant eux, à gauche du sentier ; et quand ils furent arrivés à sa hauteur, il leur parut évident que des torches et des feux étaient allumés sous les arbres, mais à assez grande distance de leur piste.


- On dirait que mes rêves se réalisent, dit Bombur, haletant derrière eux.


Il voulait se précipiter tout droit dans la forêt vers les lumières. Mais les autres ne se rappelaient que trop bien les avertissements du magicien et de Beorn.


- Un festin ne servirait de rien, si nous me devions jamais en revenir vivants, dit Thorïn.


- Mais sans festin, nous ne resterons pas longtemps vivants, de toute façon, dit Bombur.


Et Bilbo acquiesça, du fond de son cœur.


Ils discutèrent longuement du pour et du contre, jusqu'au moment où ils finirent par décider d'envoyer deux espions, qui s'approcheraient furtivement des lumières pour en savoir plus long. Mais alors, ils ne purent s'accorder sur le choix de ceux qui iraient : aucun ne semblait prêt à courir le risque de se perdre et de ne jamais retrouver ses amis. Finalement, en dépit des avertissements, la faim les décida, parce que Bombur ne cessait de décrire toutes les bonnes choses que l'on mangeait, d'après son rêve, dans le festin sylvestre ; ils quittèrent donc tous le sentier et plongèrent d'un commun accord dans la forêt.


Après un bon moment de rampement et de reptation, ils risquèrent un coup d'œil de derrière les arbres et virent une clairière dans laquelle quelques arbres avaient été abattus et où le sol avait été nivelé. Il y avait là beaucoup de gens à l'air d'elfes, tous vêtus en vert et brun, assis en un grand cercle sur les tronçons des arbres abattus. Il y avait un feu au centre, et des torches étaient fixées à certains arbres alentour. Mais le plus beau du spectacle était qu'ils mangeaient et buvaient en riant joyeusement.


L'odeur des viandes rôties était si enchanteresse que, sans prendre le temps de se consulter, tous se levèrent et se précipitèrent vers le cercle avec la seule idée de mendier un peu de nourriture. A peine le premier avait-il posé le pied dans la clairière que toutes les lumières s'éteignirent comme par magie. Quelqu'un donna un coup de pied dans le feu, qui s'éleva en fusée d'étincelles scintillantes et s'évanouit. Ils se trouvèrent perdus dans une obscurité totale et ils ne purent se retrouver mutuellement, pendant un long moment en tout cas. Après force tâtonnements frénétiques dans les ténèbres, chutes sur des tronçons de bois, heurts fracassants contre les arbres, cris et appels à réveiller toute la forêt à des lieues à la ronde, ils parvinrent à se rassembler en un seul paquet et à se compter au toucher. A ce moment, ils avaient naturellement perdu toute idée de la direction dans laquelle se trouvait le sentier, et ils étaient tous perdus sans espoir, au moins jusqu'au matin.


Ils n'avaient plus qu'à s'installer pour la nuit là où ils étaient ; ils n'osèrent même pas chercher à terre des bribes de nourriture, de crainte d'être de nouveau séparés. Mais ils n'étaient pas étendus depuis bien longtemps et Bilbo commençait juste à s'assoupir, quand Dori, qui était le premier à monter la garde, murmura assez fort :


- Les lumières ressortent là-bas, et il y en a davantage que jamais.


Ils bondirent tous. Et là, pas très loin, se voyaient, pour sûr, quantité de lumières clignotantes ; ils entendaient aussi très nettement les voix et les rires. Ils se glissèrent lentement dans cette direction, à la queue leu leu, chacun touchant le dos de celui qui le précédait.


Quand ils furent près, Thorïn dit :


- Il ne faut pas se précipiter en avant, cette fois ! Personne ne doit cesser de se cacher avant que je ne le dise. Je vais envoyer en premier M. Baggins seul pour leur parler. Ils n'auront pas peur de lui - (« Mais moi d'eux ? » pensa Bilbo) - et, en tout cas, j'espère qu'ils ne lui feront pas de mal.


Arrivés au bord du cercle de lumières, ils poussèrent soudain Bilbo par-derrière. Avant qu'il n'eût eu le temps de passer son anneau a son doigt, il trébucha en avant dans tout le flamboiement du feu et des torches. Inutile ! Les lumières s'éteignirent toutes derechef, et l'obscurité complète retomba.


S'il leur avait été difficile de se rassembler précédemment, ce fut bien pis cette fois-ci. Et ils ne purent tout simplement pas retrouver le hobbit. Chaque fois qu'ils se comptaient, cela ne faisait jamais que treize. Ils appelèrent, ils crièrent :


- Bilbo Baggins ! Hobbit ! Sacré hobbit ! Hola ! Que le diable vous confustique ! Où êtes-vous ?


Et autres choses de ce genre ; mais il n'y eut aucune réponse.


Ils allaient abandonner tout espoir, quand Dori buta sur lui par pure chance. Dans les ténèbres, il tomba par-dessus quelque chose qu'il prit pour une grosse bûche, et il découvrit que c'était le hobbit ramassé sur lui-même et dormant profondément. Il fallut beaucoup le secouer pour le réveiller et, quand il le fut, il n'était pas du tout content.


- Je faisais un si beau rêve, grogna-t-il ; c'était tout sur le plus somptueux des dîners.


- Juste Ciel ! le voilà devenu comme Bombur, dirent-ils. Ne nous parlez pas de rêves. Les dîners en rêve, ça ne sert à rien et on ne peut pas les partager.


- Ce sont les meilleurs que j'aurai sans doute dans ce sale endroit, murmura-t-il, tandis qu'il s'étendait à côté des nains et essayait de se rendormir pour retrouver son rêve.


Mais ce n'en était pas fini des lumières dans la forêt. Plus tard, quand la nuit devait commencer à se faire vieille, Kili, qui était de garde, vint les réveiller tous de nouveau, disant :


- Il y a un véritable flamboiement de lumière qui a commencé non loin - des centaines de torches et de nombreux feux ont dû être allumés soudain par magie. Et écoutez le chant et les harpes !


Après être restés un moment couchés à écouter, ils s'aperçurent qu'ils ne pouvaient résister au désir d'approcher et de tenter une fois encore d'obtenir de l'aide. Les voilà donc debout ; et cette fois, le résultat fut désastreux. Le festin qu'ils virent alors était plus grand et plus magnifique qu'auparavant ; et à la tête d'une longue rangée de convives siégeait un roi sylvestre, qui portait une couronne de feuilles sur sa chevelure dorée et ressemblait fort au personnage que Bombur avait décrit d'après son rêve. Les elfes se passaient des coupes de main en main et par-dessus les feux ; certains jouaient de la harpe, et beaucoup chantaient. Leur chevelure miroitante était entrelacée de fleurs ; des gemmes vertes et blanches étincelaient sur leurs cols et leurs ceintures ; et leurs visages comme leurs chants étaient remplis de gaieté. Sonores, clairs et beaux étaient ces chants, et Thorïn s'avança parmi les banqueteurs.


Un silence de mort tomba au milieu d'un mot. Toute lumière s'éteignit. Les feux s'élevèrent en fumées noires. Des cendres retombèrent dans les yeux des nains, et la forêt retentit de nouveau de leur clameur et de leurs cris.



[...]



Thorïn avait été pris beaucoup plus rapidement qu'eux. Vous vous souvenez que Bilbo s'était endormi comme une bûche en pénétrant dans un cercle de lumière ? Après lui, ce fut Thorïn qui s'avança et, comme les lumières s'éteignaient, il tomba comme une pierre, sous le charme. Tout le bruit que faisaient les nains perdus dans la nuit, leurs cris quand les araignées les saisissaient et les ligotaient et tous les sons de la bataille du lendemain, tout cela était passé sur lui sans qu'il en entendît rien. Alors, les Elfes de la Forêt étaient venus à lui ; ils l'avaient lié et emporté.


Les banqueteurs étaient des Elfes de la Forêt, naturellement. Ces elfes ne sont pas méchants. S'ils ont un défaut, c'est la méfiance envers les étrangers. Malgré la puissance de leurs sortilèges, ils étaient, même à cette époque, circonspects. Ils différaient des Grands Elfes de l'Ouest, et ils étaient en même temps plus dangereux et moins sages. Car, pour la plupart (ainsi que leurs parents dispersés dans les collines et les montagnes), ils descendaient des anciennes tribus qui n'allèrent jamais en Féerie de l'Ouest. Là, se rendirent et vécurent durant des siècles les Elfes Légers, les Elfes Profonds et les Elfes Marins ; ils y acquirent davantage de beauté, de sagesse et de savoir, et c'est là qu'ils inventèrent leur magie et leur art dans la fabrication de choses belles et merveilleuses avant que certains ne revinssent dans le Vaste Monde. Dans le Vaste Monde, les Elfes des Forêts traînaient dans le crépuscule de notre Soleil et de notre Lune, mais ce qu'ils préféraient, c'étaient les étoiles ; et ils vagabondaient dans les grandes forêts qui s'élevaient bien haut sur des terres aujourd'hui perdues. Ils résidaient le plus souvent à l'orée des bois, d'où ils pouvaient s'échapper parfois pour chasser, ou chevaucher et courir en terrain découvert, au clair de lune ou à la lumière des étoiles ; et, après l'arrivée des Hommes, ils prirent toujours davantage goût au crépuscule et à l'obscurité. Ils étaient toutefois et demeurent des elfes, c'est-à-dire des Etres Fées.


Dans une grande caverne, à quelques lieues à l'intérieur de Mirkwood sur le côté est, vivait à cette époque leur plus grand roi. Devant ses énormes portes de pierre, coulait une rivière qui descendait des hauteurs de la forêt pour se perdre dans les marais au pied des plateaux boisés. Cette grande caverne, d'où rayonnaient d'innombrables grottes plus petites, serpentait très loin sous terre et elle comportait maints passages et vastes salles ; mais elle était plus claire et plus saine qu'aucune demeure de gobelin ; elle était aussi moins profonde et moins dangereuse. En fait, les sujets du roi vivaient et chassaient principalement en plein air dans les bois, et ils avaient des maisons ou des huttes sur la terre ou dans les branches. Leurs arbres favoris étaient les hêtres. La caverne du roi était son palais, la chambre forte de son trésor et la forteresse de son peuple en cas d'attaque de ses ennemis.


Elle servait aussi de cachot pour ses prisonniers. Ce fut donc à la caverne qu'ils traînèrent Thorïn - sans grande douceur, car ils n'aimaient pas les nains et ils le prenaient pour un ennemi. Dans les temps anciens, ils avaient été en guerre contre certains des nains, qu'ils accusaient de voler leur trésor. La version des nains était différente, il n'est que juste de le signaler : ils disaient qu'ils ne faisaient que prendre leur dû, car le Roi des Elfes avait négocié avec eux le façonnage de son or et de son argent bruts, et il avait refusé ensuite de leur payer leur salaire. S'il avait une faiblesse, c'était d'amasser des trésors, surtout en argent et en gemmes blanches ; et, malgré la richesse de son magot, il était toujours avide de l'accroître, son trésor n'égalant pas encore celui d'autres seigneurs des elfes de l'ancien temps. Ses sujets n'extrayaient ni ne travaillaient les métaux ou les joyaux, et ils ne se souciaient guère de commerce ou de labourage. Ces choses étaient bien connues de tous les nains, bien que la famille de Thorïn n'eût rien eu à voir dans l'ancienne querelle dont j'ai parlé. Aussi, celui-ci fut-il fort irrité du traitement qu'on lui infligeait quand, le charme qui pesait sur lui ayant été retiré, il reprit ses sens ; et aussi, il était déterminé à ne se laisser arracher le moindre mot au sujet d'or ou de joyaux.


Quand Thorïn fut amené devant lui, le roi le considéra d'un œil sévère et il lui posa maintes questions. Mais tout ce que le nain consentit à répondre, ce fut qu'il était affamé.


- Pourquoi vous et les vôtres avez-vous essayé par trois fois d'attaquer mes gens au cours de leurs réjouissances ? demanda le roi.


- Nous ne les avons pas attaqués, répondit Thorïn. Nous étions venus mendier, parce que nous étions affamés.


- Où sont vos amis à présent, et que font-ils ?


- Je n'en sais rien, mais je pense qu'ils crèvent de faim dans la forêt.


- Que faisiez-vous dans la forêt ?


- Nous cherchions de quoi boire et manger parce que nous étions affamés.


- Mais qu'est-ce qui vous avait amenés là, de toute façon ? demanda le roi avec colère.


A cette question, Thorïn serra les lèvres, refusant d'ajouter un mot.


- Bon ! dit le roi. Emmenez-le et gardez-le étroitement jusqu'à ce qu'il se sente disposé à dire la vérité, dût-il attendre cent ans.


Les elfes l'assujettirent alors de courroies et l'enfermèrent dans une des cavernes les plus reculées, garnie de puissantes portes de bois, où ils le laissèrent seul. On lui avait mis là de quoi manger et boire, en bonne quantité sinon en bonne qualité ; car les Elfes des Forêts n'étaient pas des gobelins : ils se conduisaient raisonnablement bien envers leurs pires ennemis, même quand ils les faisaient prisonniers. Les araignées géantes étaient les seules créatures vivantes envers lesquelles ils se montraient sans merci.


Là, dans le cachot du roi, resta Thorïn ; et, quand il en eut fini de sa reconnaissance pour le pain, la viande et l'eau, il se mit à se demander ce qu'il était advenu de ses malheureux amis. Il ne fallut pas longtemps pour qu'il le découvrît ; mais cela relève d'un autre chapitre et du début d'une nouvelle aventure, dans laquelle le hobbit prouva encore une fois son utilité.

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MessageSujet: Re: Nandor du Royaume de Thranduil   Mar 4 Mar 2008 - 18:42

Citation :
Bilbo le Hobbit - Chapitre 9


Le lendemain de la bataille contre les araignées, Bilbo et les nains firent un effort désespéré pour trouver une issue avant de mourir de faim et de soif. Ils se levèrent et partirent d'un pas chancelant dans la direction que huit sur les treize estimèrent être celle du sentier ; mais ils ne devaient jamais savoir s'ils avaient raison. Le peu de jour qui existait dans la forêt disparaissait une fois de plus dans les ténèbres de la nuit quand, soudain, surgit tout autour d'eux la lumière de nombreuses torches, semblables à des centaines d'étoiles rouges. Des elfes de la forêt bondirent, armés d'arcs et de javelots, et crièrent aux nains de faire halte.


Personne ne pensa à se battre. Quand bien même les nains ne se seraient pas trouvés positivement satisfaits d'être capturés, leurs petits couteaux - seules armes en leur possession - n'auraient été d'aucunes utilité devant les flèches des elfes qui pouvaient atteindre un œil d'oiseau dans les ténèbres. Ils s'arrêtèrent donc pile et s'assirent pour attendre - tous, hormis Bilbo, qui enfila son anneau et s'écarta vivement. C'est pourquoi, lorsque les elfes lièrent les nains en une longue file à la queue leu leu, ils ne trouvèrent ni ne comptèrent jamais le hobbit.


Ils ne l'entendirent ni ne le sentirent pas davantage trotter à bonne distance derrière la lueur de leurs torches, tandis qu'ils emmenaient les prisonniers dans la forêt. Les nains avaient tous les yeux bandés, mais cela ne faisait guère de différence, car même Bilbo qui avait l'usage de ses yeux ne pouvait voir où ils allaient et, de toute façon, ni lui ni les autres ne savaient d'où ils étaient partis. Bilbo avait beaucoup de mal à suivre l'allure des torches, car les elfes faisaient marcher les nains aussi vite qu'ils le pouvaient, tout malades et las qu'ils étaient. Le roi leur avait ordonné de faire diligence. Soudain, les torches s'arrêtèrent et le hobbit eut juste le temps de les rattraper avant que les elfes ne commencent à traverser le pont. C'était le pont qui franchissait la rivière pour mener chez le roi. En dessous, l'eau coulait en un flot rapide et noir ; et, à l'autre bout, des portes fermaient l'entrée d'une énorme caverne qui s'enfonçait dans le flanc d'une pente escarpée, couverte d'arbres. Là, les grands hêtres descendaient jusqu'à la rive, au point que leur pied plongeait dans l'eau.


Les elfes poussèrent leurs prisonniers à travers ce pont, mais Bilbo hésita par-derrière. Il n'aimait pas du tout l'entrée de la caverne, et il se décida à ne pas abandonner ses amis juste à temps pour se précipiter sur les talons des derniers elfes avant que les grandes portes du roi ne se refermassent derrière eux avec un bruit retentissant.


A l'intérieur, les passages étaient éclairés par des torches rouges, et les gardes elfes chantèrent en suivant les chemins sinueux et croisés, remplis d'échos. Ces chemins ne ressemblaient pas à ceux des villes des gobelins : ils étaient plus petits, moins profondément enterrés, et l'air y était plus pur. Dans une grande salle aux piliers taillés dans la pierre vive trônait le Roi des Elfes, sur un siège de bois sculpté. Sur sa tête, était posée une couronne de baies et de feuilles rouges, car l'automne était revenu. Au printemps, il portait une couronne de fleurs sylvestres. A la main, il tenait un bâton de chêne sculpté.


Les prisonniers furent amenés devant lui ; et, malgré ses regards féroces, il dit à ses hommes de les délier, car ils étaient las et abattus.


- D'ailleurs, point n'est besoin de cordes ici, dit-il. Il n'y a aucun moyen de s'évader de mes portes magiques pour qui a été amené à l'intérieur.


Il interrogea longuement et minutieusement les nains sur leurs faits et gestes ; il leur demanda où ils allaient et d'où ils venaient ; mais il ne tira d'eux guère plus d'informations qu'il n'en avait obtenu de Thorïn. Ils se montrèrent hargneux et irrités, et ne firent même pas semblant d'être polis.


- Qu'avons-nous fait, ô Roi ? dit Balïn, qui était le plus âgé de ceux qui restaient. Est-ce un crime d'être perdus dans la forêt, d'avoir faim et soif, d'être pris au piège par des araignées ? Les araignées sont-elles pour vous des animaux apprivoisés, des animaux choyés, pour que vous vous irritiez de leur mise à mort ?


Une telle question courrouça naturellement le roi encore davantage, et il répondit :


- C'est un crime de vagabonder dans mon royaume sans autorisation. Oubliez-vous que vous étiez dans mon royaume et que vous utilisiez la route faite par mes sujets ? N'avez-vous point par trois fois poursuivi et troublé mes sujets dans la forêt et agité les araignées par votre tumulte et vos clameurs ? Après toute la perturbation que vous avez apportée, j'ai le droit de savoir ce qui vous amène ici, et si vous ne voulez pas me le dire maintenant, je vous garderai tous en prison jusqu'à ce que vous ayez appris la raison et les bonnes manières !


Il ordonna alors de placer les nains chacun dans une cellule séparée et de leur donner à manger et à boire, mais de ne pas les laisser passer la porte de leurs petites prisons tant que l'un au moins d'entre eux ne serait pas disposé à lui dire ce qu'il voulait savoir. Mais il ne leur fit pas connaître que Thorïn était aussi son prisonnier. Ce fut Bilbo qui découvrit la chose.


Le pauvre M. Baggins ! Ce fut pour lui un temps affreusement long que celui qu'il passa tout seul dans cet endroit, toujours en train de se cacher sans jamais se risquer à retirer son anneau, osant à peine dormir, même retiré dans les coins les plus sombres et les plus écartés qu'il pouvait trouver. Pour s'occuper, il se prit à errer dans le palais du Roi des Elfes. Les portes se fermaient par magie, mais il pouvait parfois sortir, s'il était rapide. Des compagnies d'Elfes de la Forêt, avec parfois le roi à leur tête, sortaient de temps à autre à cheval pour chasser ou pour quelque autre affaire dans les bois et les terres de l'Est. Alors, en étant très preste, Bilbo pouvait se glisser derrière eux, bien que ce fût chose dangereuse. A plus d'une reprise, il se trouva presque pris dans les portes comme elles se refermaient brutalement après le passage du dernier elfe ; il n'osait toutefois pas marcher au milieu d'eux à cause de son ombre (toute mince et tremblante qu'elle était à la lueur des torches) ou par crainte de heurts qui l'auraient fait découvrir. Et quand il lui arrivait de sortir, ce qui était assez rare, il ne servait à rien. Il ne voulait pas délaisser les nains et, en fait, il ne savait absolument pas où aller sans eux. Il ne pouvait suivre le train des elfes chasseurs tout le temps qu'ils étaient dehors ; aussi ne découvrit-il jamais les chemins qui sortaient de la forêt, et il restait à errer misérablement dans les bois, en proie à la terreur de se perdre, jusqu'à ce que se présentât une occasion de retour. Et puis, dehors, il avait faim, car il n'était nullement chasseur ; tandis que dans les cavernes, il pouvait trouver à manger en volant de la nourriture dans les dépendances ou sur les tables quand il n'y avait personne à proximité.


« Je suis comme un cambrioleur qui ne pourrait s'en aller et devrait continuer lamentablement à cambrioler jour après jour la même maison, se disait-il. C'est la partie la plus triste et la plus déprimante de toute cette maudite, fatigante et désagréable aventure ! Comme je voudrais être de nouveau dans mon trou de hobbit auprès de mon propre foyer bien chaud, sous la lumière de ma lampe ! »


Il aurait bien voulu aussi envoyer un message au magicien pour lui demander secours, mais c'était tout à fait impossible, naturellement ; et il ne tarda pas à se rendre compte que, s'il y avait quelque chose à faire, ce quelque chose devait être fait par M. Baggins, seul et sans aide.


Après une semaine ou deux de cette sorte de vie furtive, à force d'épier et de suivre les gardes, saisissant toutes les occasions possibles, il finit par découvrir où chacun des nains était enfermé. Il décela leurs douze cellules dans différentes parties du palais et, au bout de quelque temps, il arriva à savoir très bien se diriger. Quelle ne fut pas sa surprise, un jour qu'il entendait converser quelques gardes, d'apprendre qu'il y avait aussi un autre nain en prison, dans un lieu particulièrement sombre. Il devina aussitôt qu'il s agissait de Thorïn, bien sûr ; et il sut bientôt que son hypothèse était exacte. Enfin, après bien des difficultés, il parvint à trouver l'endroit où il était emprisonné et à dire un mot au chef des nains, alors qu'il n'y avait personne alentour.


Thorïn était trop malheureux pour ruminer la colère due à ses mésaventures, et il songeait même à révéler au roi tout ce qui concernait son trésor et sa quête (ce qui montre à quel point d'abattement il était parvenu), quand il entendit la voix de Bilbo par le trou de la serrure. Il eut peine a en croire ses oreilles, mais bientôt, il décida qu'il ne pouvait se tromper ; il s'approcha de la porte et eut un long entretien à voix basse avec le hobbit qui se trouvait de l'autre côté.


Ce fut ainsi que Bilbo put apporter secrètement le message de Thorïn à chacun des autres nains incarcérés, leur disant que leur chef était aussi en prison à proximité et qu'aucun d'eux ne devait révéler leur but au roi pour le moment, ni avant que Thorïn ne leur en eût donné l'ordre. Car celui-ci avait repris courage en apprenant comment le hobbit avait délivré ses compagnons des araignées, et il était de nouveau décidé à ne pas acheter sa liberté par la promesse au roi d'une part du trésor, avant que tout espoir d'un autre moyen d'évasion n'eût disparu ; avant, en fait, que le remarquable M. Baggins l'Invisible (dont il commençait à avoir très haute opinion) n'eût totalement manqué d'inventer quelque stratagème ingénieux.


A la réception de ce message, les autres nains furent tout à fait d'accord. Ils pensaient tous que leur propre part du trésor (qu'ils considéraient tout à fait comme leur bien, en dépit de leur situation et du dragon encore invaincu) pâtirait sérieusement si les Elfes de la Forêt en revendiquaient une partie, et ils faisaient tous confiance à Bilbo. Il devait arriver exactement ce qu'avait prédit Gandalf, vous comprenez. Peut-être était-ce en partie pourquoi il les avait quittés et était parti.


Mais Bilbo, lui, n'éprouvait pas du tout la même confiance qu'eux. Il n'aimait pas que tous comptassent sur lui, et il aurait bien voulu avoir le magicien sous la main. Ce souhait était bien vain toutefois : sans doute étaient-ils séparés par toute la sombre étendue de Mirkwood. Il s'assit pour réfléchir ; il réfléchit jusqu'à ce que sa tête fût près d'éclater, mais aucune idée lumineuse ne se présenta. Un anneau invisible, c'était bien beau ; mais cela ne pouvait servir à grand-chose pour quatorze personnes. Cependant, comme de bien entendu, il n'en devait pas moins en fin de compte sauver ses amis, et voici comment la chose se passa.


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MessageSujet: Re: Nandor du Royaume de Thranduil   Mar 4 Mar 2008 - 18:45

Citation :
Un jour qu'il furetait à l'aventure, Bilbo découvrit un fait très intéressant ; les grandes portes n'étaient pas la seule entrée des cavernes. Une rivière coulait sous une partie des régions les plus profondes du palais et rejoignait la Rivière de la Forêt à quelque distance vers l'est, au delà de la pente escarpée dans laquelle s'ouvrait l'orifice principal. A l'endroit où ce cours d'eau souterrain sortait de la colline, il y avait une porte d'eau. Le plafond rocheux descendait tout près de la surface, et une herse pouvait en être abaissée jusqu'au lit de la rivière, pour empêcher quiconque d'entrer ou de sortir par là. Mais cette herse était souvent levée, car il y avait beaucoup de va-et-vient par cette ouverture. Entrant de cette façon, on se serait trouvé dans un tunnel sombre et raboteux qui menait profondément au cœur de la montagne ; mais en un certain point où il passait sous les cavernes, la voûte avait été entaillée pour faire place à de grandes trappes de chêne. Celles-ci ouvraient vers le haut dans les caves du roi. Là, étaient entassés des tonneaux en grande quantité ; car les Elfes de la Forêt, et surtout leur roi, appréciaient beaucoup le vin, bien qu'il n'y eût pas de vigne dans cette région. On apportait le vin et d'autres marchandises de très loin, de chez les parents du Sud ou des vignes des Hommes dans les terres lointaines.


Caché derrière l'un des plus grands tonneaux, Bilbo découvrit les trappes et leur usage et, restant tapi là à écouter la conversation des serviteurs du roi, il apprit comment le vin et les autres marchandises arrivaient en remontant la rivière ou par terre jusqu'au Long Lac. Il semblait qu'il se trouvât encore là une ville des Hommes, prospère, édifiée sur des ponts qui s'avançaient loin dans l'eau comme protection contre les ennemis de toutes sortes et spécialement contre le dragon de la Montagne. De la Ville du Lac, on amenait les tonneaux en remontant la Rivière de la Forêt. Souvent, ils étaient simplement attachés ensemble comme de grands radeaux et conduits à la perche ou à la rame ; parfois, on les chargeait sur des bateaux plats.


Quand les tonneaux étaient vides, les elfes les jetaient par les trappes, ouvraient la grille, et les tonneaux s'en allaient flotter en dansant sur la rivière jusqu'à ce qu'ils fussent entraînés par le courant à un endroit situé très loin en aval, où la rive formait une saillie, à l'orée même de Mirkwood vers l'est. Là, on les rassemblait, on les attachait ensemble et on les flottait en retour jusqu'à la Ville du Lac, qui se trouvait tout près de l'endroit où la Rivière de la Forêt se jetait dans le Long Lac.


Bilbo resta quelque temps assis là à réfléchir sur cette porte d'eau, se demandant si elle était utilisable pour l'évasion de ses amis et, enfin, lui vinrent les éléments d'un plan désespéré.


Le repas du soir avait été apporté aux prisonniers. Les gardes s'en allaient d'un pas lourd dans les passages, emportant avec eux les torches et laissant tout dans les ténèbres. Bilbo entendit alors l'échanson du roi dire bonsoir au chef des gardes.


- Venez donc avec moi goûter le nouveau vin qui vient de rentrer, dit-il. Je vais avoir fort à faire ce soir pour retirer les fûts vides des caves ; aussi, prenons d'abord un verre pour faciliter le travail.


- Très bien, dit le chef des gardes, riant. Je vais goûter le vin avec vous pour voir s'il convient à la table du roi. Il y a festin ce soir et il ne faudrait pas y envoyer de la bibine !


En entendant cela, Bilbo fut tout en émoi, car il voyait que la chance était avec lui et qu'il avait une occasion immédiate d'essayer son plan désespéré. Il suivit les deux elfes jusqu'à leur entrée dans une petite cave, où ils s'assirent à une table sur laquelle se trouvaient deux grands pots. Ils se mirent bientôt à boire et à rire joyeusement. Une chance peu ordinaire servit alors Bilbo. Il fallait un vin bien fort pour donner sommeil à un elfe de la forêt ; mais ce vin-là était, semble-t-il, du cru capiteux des grands jardins de Dorwinion, qui n'était pas destiné aux soldats et aux serviteurs, mais réservé aux seuls festins du roi ; il était généralement servi dans des coupes plus petites que les grands pots de l'échanson.


Le chef des gardes ne tarda pas à dodeliner de la tête ; puis, il la posa sur la table et tomba dans un profond sommeil. L'échanson continua un moment à parler et à rire tout seul, sans paraître s'en apercevoir ; mais bientôt, sa tête aussi s'inclina sur la table, et il s'endormit en ronflant à côté de son ami. Le hobbit entra alors en catimini. Le chef des gardes fut bien vite soulagé de ses clefs, et Bilbo trotta aussi vite qu'il le pouvait le long des passages menant aux cellules. Le grand trousseau lui paraissait très lourd et il avait souvent une peur bleue en dépit de son anneau, car il ne pouvait empêcher les clefs de faire à chaque instant un grand cliquetis qui le jetait dans les transes.


Il ouvrit d'abord la porte de Balïn et il la referma avec soin à clef, aussitôt que le nain fut dehors. Balïn fut extrêmement surpris, comme vous le pouvez imaginer ; mais tout heureux qu'il était de sortir de son ingrate petite chambre de pierre, il voulait s'arrêter pour poser des questions, savoir ce que Bilbo comptait faire, et tout.


- On n'a pas le temps maintenant ! dit le hobbit. Suivez-moi simplement ! Nous devons rester tous ensemble et ne pas courir le risque d'être séparés. Il faut nous évader tous ou pas un seul et c'est notre dernière chance. Si on découvre ceci, Dieu sait où le roi vous fourrera ensuite, chaînes aux mains et aux pieds aussi, je pense. Ne discutez pas, vous serez gentil !


Puis il alla de porte en porte, jusqu'à ce que sa suite fût au nombre de douze - dont aucun n'était très alerte, vu les ténèbres et leur long emprisonnement. Le cœur de Bilbo battait la chamade chaque fois que l'un d'entre eux se cognait à son voisin, grognait ou murmurait dans l'obscurité : « La peste soit de ce vacarme de nains ! » se disait-il.


Mais tout alla bien, et ils ne rencontrèrent pas de gardes. En fait, il y avait ce soir-là dans la forêt et dans les salles d'en dessus un grand festin d'automne. Presque tous les gens du roi étaient en pleines réjouissances.


Enfin, après beaucoup de tâtonnements, ils arrivèrent à la cellule de Thorïn, située en un endroit très profond et, par bonheur, proche des caves.


- Ma parole ! dit Thorïn, quand Bilbo lui murmura de sortir pour rejoindre ses amis, Gandalf a dit vrai comme à son ordinaire ! Vous faites, le moment venu, un bien bon cambrioleur, à ce qu'il paraît. Assurément, nous sommes tous à jamais à votre service, quoi qu'il advienne désormais. Mais qu'est-ce qui va se passer maintenant ?


Bilbo vit qu'il était temps d'exposer son idée, dans la mesure où il le pouvait ; mais il n'était pas du tout assuré de ce qu'en penseraient les nains. Ces craintes étaient parfaitement justifiées, car ils commencèrent à grommeler à voix haute en dépit du danger qui les menaçait.


- On va être tout meurtris et mis en compote, ou même noyés, c'est sûr ! grognaient-ils. Nous pensions que vous aviez une idée raisonnable, quand vous avez trouvé moyen de vous emparer des clefs. Ceci est fou !


- Bon, bon ! répliqua Bilbo, très découragé et aussi assez ennuyé. Regagnez donc vos agréables cellules, et je vous enfermerai tous derechef ; vous pourrez alors vous y installer confortablement pour réfléchir à un meilleur plan - mais je ne pense pas pouvoir jamais remettre la main sur les clefs, me sentirais-je même l'envie d'essayer.


C'en était trop pour eux et ils se calmèrent. En fin de compte, ils, durent naturellement faire exactement ce que suggérait Bilbo, puisqu'il leur était manifestement impossible de tenter de trouver le chemin des salles supérieures ou de se frayer en combattant une sortie par des portes qui se fermaient par magie ; et il était vain de grogner dans les passages avant d'être repris. Aussi, se glissèrent-ils à la suite du hobbit dans les caves les plus profondes. Ils passèrent devant une porte par laquelle on pouvait voir le garde et l'échanson ronflant tout leur soûl, un sourire sur la figure. Le vin de Dorwinion suscite des rêves profonds et agréables. Le visage du chef des gardes revêtirait une expression différente le lendemain, en dépit de l'attention de Bilbo qui, avant de poursuivre son chemin, se glissa dans la cave et remit les clefs à la ceinture du dormeur.


- Cela lui épargnera un peu des ennuis qui l'attendent, se dit M. Baggins. Il n'était pas mauvais bougre et il traitait bien les prisonniers. Ils n'y comprendront rien non plus. Ils vont penser que nous possédions un charme très puissant pour passer par toutes ces portes fermées à clef et disparaître. Disparaître ! Il faut que nous nous activions sans tarder, si cela doit se faire !


Balïn fut désigné pour surveiller le garde et l'échanson et donner l'alerte s'ils bougeaient. Les autres se rendirent dans la cave voisine, où se trouvaient les trappes. Il n'y avait pas de temps à perdre. Des elfes avaient reçu l'ordre, Bilbo le savait, de descendre avant peu pour aider l'échanson à faire passer les tonneaux vides par les abattants dans la rivière. Ces tonneaux étaient en fait déjà alignés au centre du sol, attendant d'être poussés. Une partie était des fûts à vin, guère utilisables, vu la difficulté d'en ouvrir le fond sans faire grand bruit ; et il n'était pas aisé non plus de les réassujettir. Mais il y en avait plusieurs autres qui avaient servi à apporter au palais du roi d'autres marchandises : beurre, pommes et toutes sortes de choses.


Ils en eurent bientôt trouvé treize assez grands pour contenir chacun un nain. Certains étaient même trop spacieux et, en y grimpant, les nains pensèrent avec inquiétude aux secousses et aux heurts qu'ils recevraient à l'intérieur, bien que Bilbo fit de son mieux pour trouver de la paille et d'autres matériaux pour les emballer aussi confortablement qu'il se pouvait en aussi peu de temps. Finalement, douze nains furent installés


- Thorïn avait donné beaucoup de souci ; il se tournait et se tortillait dans son tonneau, grognant comme un gros chien dans une petite niche ; tandis que Balïn, dernier venu, faisait beaucoup d'histoires à propos de ses prises d'air et prétendait étouffer avant même que son couvercle ne fût assujetti. Bilbo avait fait tout ce qu'il pouvait pour calfater les trous existant dans les côtés des tonneaux et pour fixer les couvercles aussi sûrement que possible, et maintenant il restait de nouveau tout seul à courir de tous côtés pour mettre la dernière main à l'emballage, espérant contre toute espérance la réussite de son plan.


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MessageSujet: Re: Nandor du Royaume de Thranduil   Mar 4 Mar 2008 - 18:46

Citation :

Il était grand temps. Une ou deux minutes à peine après que le couvercle de Balïn eût été fixé, vinrent un son de voix et la lueur tremblante de torches. Plusieurs elfes entrèrent dans les caves, riant, bavardant et chantant des bribes de chansons. Ils avaient quitté un joyeux festin dans une des salles et ils étaient bien décidés à y retourner aussitôt que possible.


- Où est ce vieux Galion, l'échanson ? dit l'un. Je ne l'ai pas vu aux tables, ce soir. Il devrait être ici à présent pour nous montrer ce qu'il y a à faire.


- Je vais me fâcher si le vieux clampin est en retard, dit un autre. Je n'ai aucune envie de perdre du temps ici en bas tandis que les chansons vont bon train là-haut !


- Ha, ha ! cria quelqu'un. Voici le vieux coquin, la tête sur une cruche ! Il a fait sa petite bombance à part avec son ami le capitaine.


- Secoue-le ! Réveille-le ! s'écrièrent les autres avec impatience.


Galion ne goûta aucunement d'être secoué ou réveillé et encore bien moins d'être moqué.


- Vous êtes tous en retard, grommela-t-il. Je suis là à vous attendre depuis je ne sais combien de temps, tandis que vous autres vous buvez et vous égayez, oubliant votre tâche. Il n'y a rien d'étonnant à ce que je m'endorme de lassitude !


- Rien d'étonnant, quand l'explication se trouve à portée dans un pot ! firent-ils. Allons, faites-nous goûter votre soporifique avant que nous ne nous mettions au travail ! Inutile de réveiller le porte-clefs, là-bas. Il a eu sa part, à le voir.


Ils burent alors une tournée et devinrent tout d'un coup fort gais. Mais ils ne perdirent pas tout à fait la tête.


- Dieu nous garde, Galion ! s'écrièrent certains. Vous avez fait bombance bien tôt et vous vous êtes brouillé l'esprit ! Vous avez mis ici des tonneaux pleins au lieu des vides, si on peut se fier au poids.


- Faites donc votre travail ! gronda l'échanson. La sensation de poids ne signifie rien dans les bras d'un ivrogne paresseux. Ce sont ces tonneaux-là qui doivent partir et nul autre. Faites ce que je vous dis !


- Bon, bon, répondirent-ils, tout en faisant rouler les tonneaux vers l'ouverture. Que cela retombe sur vous si les tonneaux pleins du beurre du roi et de son meilleur vin sont jetés à la rivière pour que les Hommes du Lac s'en régalent gratis !


Roulez - roulez - roulez,
roulez, roulez - tout roulants par le trou !
Oh hisse ! Plouf et floc !
Les voilà en bas, les voilà qui rebondissent !

Ainsi chantèrent-ils tandis que, l'un après l'autre, les tonneaux s'ébranlaient vers la noire ouverture et étaient poussés dans l'eau froide à quelques pieds en dessous. Certains fûts étaient réellement vides ; d'autres contenaient chacun un nain soigneusement empaqueté ; mais ils descendirent tous de même, un à un, avec maints chocs et heurts, résonnant sur ceux qui étaient déjà en bas, se cognant les uns les autres, avant de partir en dansant dans le courant.


Ce fut juste à ce moment que Bilbo découvrit soudain le point faible de son plan. Vous l'avez très probablement vu depuis quelque temps déjà et vous avez dû vous rire de lui ; mais je ne pense pas que vous auriez fait à moitié aussi bien à sa place. Evidemment, il ne se trouvait pas lui-même dans un tonneau et il n'y avait personne pour l'y emballer, même si l'occasion s'en était présentée ! Selon toute apparence, il allait cette fois perdre ses amis (ils avaient déjà presque tous disparu par la sombre trappe) et rester terriblement seul, obligé de se tenir à jamais caché, cambrioleur permanent, dans les cavernes des elfes. Car, eût-il même pu s'échapper tout de suite par les portes d'en haut, il aurait bien peu de chances de jamais retrouver les nains. Il ne connaissait pas le chemin par terre du lieu de rassemblement des tonneaux. Il se demandait ce qui allait bien pouvoir arriver aux nains sans lui ; car il n'avait pas eu le temps de leur dire tout ce qu'il avait appris, ni ce qu'il avait l'intention de faire une fois qu'ils seraient sortis de la forêt.


Tandis que ces pensées lui passaient par la tête, les elfes, très gais, commencèrent à chanter une chanson alentour de la porte d'eau. Certains avaient déjà été haler sur les cordes qui relevaient la herse, de façon à laisser passer les tonneaux aussitôt qu'ils seraient tous à flot en dessous.


Au long de la rivière noire et rapide,
Retournez aux terres que vous connûtes un jour !
Quittez les salles et les cavernes profondes,
Quittez les monts escarpés du Nord,
Ou la forêt vaste et obscure
Descend dans l'ombre grise et lugubre !
Flottez au delà du monde des arbres
Dans la brise murmurante,
Par-delà les joncs, par-delà les roseaux,
Par-delà les herbes ondoyantes du marais,
Au travers de la brume qui s'élève blanche
Du lac et de l'étang la nuit !
Suivez, suivez les étoiles qui montent
Dans les cieux froids et escarpés ;
Tournez-vous, quand l'aurore s'étendra sur la terre,
Sur les rapides, sur les sables,
Vers le sud et vers le sud !
Cherchez le soleil et le jour
De nouveau vers les pâturages, de nouveau vers les prairies
Ou se nourrissent les vaches et les bœufs !
De nouveau vers les jardins sur les collines,
Où les baies se gonflent et s'emplissent
Sous le soleil, sous le jour !
Vers le sud ! et vers le sud !
Au long de la rivière noire et rapide
Retournez aux terres que vous connûtes un jour !

Et maintenant, on roulait le dernier tonneau vers la trappe ! En désespoir de cause et ne sachant que faire d'autre, Bilbo s'y accrocha et il fut poussé avec lui par-dessus bord. Il tomba, floc ! dans l'eau, l'eau froide et noire, le tonneau par-dessus lui.


Il revint à la surface, crachant, agrippé au bois comme un rat ; mais malgré tous ses efforts, il ne put grimper sur le tonneau. A toutes ses tentatives, celui-ci roulait sur lui-même et le replongeait sous lui. Il était réellement vide et flottait, léger comme un bouchon. Bien que ses oreilles fussent remplies d'eau, le hobbit entendait les elfes chanter dans la cave au-dessus de lui. Puis, tout à coup, les abattants retombèrent avec un bruit retentissant, et les voix s'évanouirent. Il était dans le tunnel noir, flottant dans une eau glaciale, tout seul - car on ne saurait tenir compte d'amis empaquetés dans des tonneaux.


Très bientôt, une tache grise se dessina devant lui dans les ténèbres. Il entendit le grincement de la herse qu'on levait, et il se trouva au milieu d'une masse dansante de barils et de tonneaux qui s'entrechoquaient en se serrant pour passer sous l'arche et gagner la rivière libre. Il eut fort à faire pour éviter d'être écrasé et mis en pièces ; mais enfin, la masse bousculante commença à se disperser et de partir tonneau par tonneau, en oscillant sous la voûte de pierre. Il vit alors qu'il eût été vain, même s'il l'avait pu, de grimper sur son tonneau, car il n'y avait pas d'espace libre, fût-ce 'pour un hobbit, entre le sommet et la voûte qui s'abaissait soudain à l'endroit de la porte.


Les voilà donc sortis sous les branches surplombantes des arbres de l'une et l'autre rives. Bilbo se demandait ce que les nains pouvaient penser et s'il pénétrait beaucoup d'eau dans leurs tonneaux. Quelques-uns de ceux qui dansaient à côté de lui dans l'obscurité lui paraissaient flotter assez bas, et il devina que c'étaient ceux qui contenaient des nains. « Ah, que j'espère avoir assujetti les couvercles assez serré ! » se dit-il.


Mais avant peu, il eut trop à se préoccuper de lui-même pour penser aux nains. Il s'arrangeait pour tenir la tête hors de l'eau, mais il frissonnait de froid ; il se demanda s'il allait en mourir avant que la fortune ne tournât, combien de temps il serait capable de se cramponner et s'il devait courir la chance de lâcher prise pour essayer de gagner la rive à la nage.


La fortune ne tarda toutefois pas à changer, en effet : le courant tournoyant amena en un certain point plusieurs tonneaux tout contre le bord, et ils restèrent immobilisés là par quelque racine cachée. Bilbo profita alors de ce que son tonneau était maintenu par un autre pour y grimper. Il l'escalada comme un rat noyé et se tint étalé sur le dessus pour conserver tant bien que mal l'équilibre. Le vent était froid, mais meilleur tout de même que l'eau, et il espéra ne pas retomber en roulant quand ils s'en iraient de nouveau.


Bientôt les tonneaux se dégagèrent et partirent en tournoyant dans la rivière jusqu'au courant principal. Il eut alors toute la difficulté qu'il avait crainte à se tenir accroché ; mais il y parvint plus ou moins, bien que sa position fût affreusement inconfortable. Il était heureusement très léger ; le tonneau était un bon gros tonneau et, comme il n'était pas tout à fait étanche, il avait pris une petite quantité d'eau. Ce n'en était pas moins comme d'essayer de monter sans bride ni étriers un poney ventru qui n'aurait pensé qu'à se rouler dans l'herbe.


M. Baggins finit par atteindre ainsi un endroit où les arbres se faisaient moins drus de part et d'autre. Il pouvait voir au travers le ciel plus pâle. La sombre rivière s'ouvrit soudain largement et là, elle rejoignait le flot principal de la Rivière de la Forêt qui descendait en un cours rapide des grandes portes du roi. Il y eut une nappe d'eau sombre qui n'était plus obscurcie par tes branches, et sur la surface coulante de laquelle dansaient les reflets irréguliers de nuages et d'étoiles. Puis les eaux tumultueuses de la Rivière de la Forêt emportèrent toute la troupe de tonneaux et de barils vers la rive nord, dans laquelle elles avaient creusé une large baie. Celle-ci avait une plage de galets sous des berges en encorbellement et elle était bornée à l'est par un petit cap de roc dur. La plupart des tonneaux s'échouèrent sur la plage, bien que quelques-uns allassent se heurter sur l'avancée rocheuse.


Il y avait des gens aux aguets sur la rive, ils rassemblèrent rapidement tous les tonneaux en les poussant avec des perches sur les hauts fonds ; après les avoir comptés, ils les lièrent ensemble et les laissèrent là jusqu'au matin. Les pauvres nains ! Bilbo n'était pas en trop mauvaise posture à présent. Il glissa à bas de son tonneau et pataugea jusqu'à la terre ferme ; puis il s'avança furtivement vers des huttes qu'il voyait au bord de l'eau, Il ne réfléchissait plus par deux fois avant de profiter sans invitation d'un souper quand il se présentait, tant il y était maint habitué et il savait trop bien ce que c'était que d'avoir vraiment faim, et non pas de s'intéresser par pure politesse aux friandises d'un garde-manger bien garni. Il avait aussi aperçu un feu parmi les arbres, et cela lui convenait assez avec ses vêtements trempés et dépenaillés qui lui collaient, froids et gluants, au corps.


Il serait superflu de nous étendre sur ses aventures de cette nuit-là, car nous touchons maintenant à la fin du voyage vers l'est pour arriver à la dernière et la plus grande aventure, et nous devons nous hâter de poursuivre notre récit. Naturellement, avec l'aide de son anneau magique, il se débrouilla très bien au début, mais il fut trahi en fin de compte par ses pas humides et par la traînée de dégouttures qu'il laissait partout où il allait et où il s'asseyait ; sans compter qu'il commença d'être enchifrené et que, chaque fois qu'il essayait de se cacher, il était découvert par les terribles explosions de ses éternuements réprimés, Il y eut bientôt un bel émoi dans le village voisin de la rive ; mais Bilbo s'échappa dans les bois, emportant une miche, une outre de vin et un pâté qui ne lui appartenaient pas. Il dut passer le restant de la nuit tout mouillé, loin de tout feu ; mais l'outre l'aida à passer ce dur moment et il s'assoupit même un peu sur des feuilles sèches, bien que l'année fût assez avancée et l'air froid.


Il se réveilla sur un éternuement particulièrement bruyant. C'était déjà l'aube et il y avait un joyeux tapage près de la rivière. On confectionnait un radeau de tonneaux, que les elfes nautoniers conduiraient bientôt par la rivière jusqu'à Lacville. Bilbo éternua de nouveau. Il ne dégouttait plus, mais il avait froid partout. Il descendit aussi vite que ses jambes engourdies voulaient bien le porter, et il trouva moyen de monter juste à temps sur la masse de tonneaux sans se faire remarquer, dans l'affairement général. Il n'y avait heureusement pas de soleil à ce moment pour projeter une ombre malencontreuse et, par bonheur, il n'éternua plus pendant un bon moment.


Il y eut un puissant maniement de perches. Les elfes qui se tenaient dans l'eau du haut fond soulevèrent et repoussèrent le radeau. Les tonneaux, maintenant tous réunis, s'agitèrent en grinçant..


- C'est un lourd chargement ! grognèrent certains. Ils enfoncent trop ; il en est qui ne sont certainement pas vides. S'ils s'étaient échoués de jour, on aurait pu jeter un coup d'œil à l'intérieur, ajoutèrent-ils.


- Pas le temps maintenant ! cria le flotteur du radeau. Poussez !


Et ils finirent par partir, lentement d'abord, jusqu'à ce qu'ils eussent dépassé la pointe de rocher où d'autres elfes étaient postés pour les repousser avec des perches, puis de plus en plus vite à mesure qu'ils attrapaient le courant principal, et ils s'en allèrent, naviguant vers le Lac.


Ils s'étaient évadés des geôles du roi et ils avaient traversé la forêt, mais étaient-ils vivants ou morts, voilà qui reste à voir.

voilà pour jusque là.

J'ai bourrinés mais ainsi au moins pour ceux qui n'auraient pas lu, c'est un peu plus clair que par bribes.

Faudra faire le tri des infos à partir de là, ça me semble mieux Razz.

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MessageSujet: Re: Nandor du Royaume de Thranduil   Mar 4 Mar 2008 - 20:01

Ouch. Panzersourçage ! cheers

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MessageSujet: Re: Nandor du Royaume de Thranduil   Mar 4 Mar 2008 - 20:07

Gros boulot Zelph ! Je me sens presque gêné de demander si tu pouvais plutôt mettre la VO... *rougit*

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MessageSujet: Re: Nandor du Royaume de Thranduil   Mar 4 Mar 2008 - 20:31

Eru > lol on verra ça une fois qu'on aura affiné Smile
Mais je comprends les motivations de ta demande Wink

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MessageSujet: Re: Nandor du Royaume de Thranduil   Mar 4 Mar 2008 - 23:06

Merci a ce compte là de mettre les deux car tout le monde n'a pas la maitrise en langue Anglaise d'Iluvatar !

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MessageSujet: Re: Nandor du Royaume de Thranduil   Mer 5 Mar 2008 - 0:39

C'est le principe Eorl, je ne suis moi-même pas assez douée pour saisir la précision des textes.
Je mets en français, on relève ce qui semble le plus intéressant et on va chercher la VO, ainsi on peut comprendre et la VO confirme (ou non si les anglophones trouvent que la VF diffère de la VO).

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MessageSujet: Re: Nandor du Royaume de Thranduil   Aujourd'hui à 11:25

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Nandor du Royaume de Thranduil

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